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Chevreuil : La tradition se poursuit
Par Michel Therrien
La majorité des sports et des activités de loisir sont influencés ou modifiés par le développement et le perfectionnement des nouvelles technologiques, et le milieu de la chasse ne fait pas exception. GPS, appareil de surveillance, armes de chasse plus puissantes, nouvel habillement, produits pour attirer et nourrir les cervidés, VTT, tout cela a véritablement changé l'univers de la chasse et la façon dont elle se pratique sur le terrain. Toutefois, malgré tous les produits disponibles, chasser le chevreuil avec une simple carabine et une boussole fonctionne encore. L’auteur présente quatre approches dites traditionnelles vues dans le contexte contemporain.
1- Battue silencieuse avec chasseur embusqué
Il s'agit d'un savant mélange de chasse avec finesse à laquelle se greffe une possibilité de refouler des cerfs dans des endroits spécifiques. Les rabatteurs qui travaillent de concert peuvent intercepter des chevreuils entre eux durant la battue et également les diriger vers les chasseurs embusqués. Cette technique est à retenir quand le sol permet des déplacements à pas feutrés. Les rabatteurs discrets doivent faire des pauses fréquentes. Cette approche exige de bien savoir se démarquer pour des tirs sur des cervidés qui seront souvent en mouvement.
Moins pratiquée aujourd'hui, cette technique mérite grandement qu'on s'y attarde, ne serait-ce que pour devenir un meilleur traqueur. La chasse à la trace est l'approche traditionnelle la plus exigeante, et bien peu de chasseurs la maîtrisent puisque pour s’y spécialiser il faut avoir l'occasion de souvent la pratiquer. Pour ce faire, on doit être en grande forme physique et doté de grandes aptitudes pour la traque, en plus évidemment d’avoir accès à un vaste territoire. Les terres agricoles et les territoires de taille réduite ne se prêtent pas à ce type d'approche.
3- Embuscade au sol sans appât
Il s'agit d'une des approches les plus traditionnelles qui existent et elle sera toujours pratiquée. Bien qu'il s'agisse d'une chasse sans appât, il n'en tient qu'au chasseur de découvrir un élément naturel attrayant situé dans l'habitat immédiat du chevreuil. Cette approche permet souvent d'intercepter des chevreuils méfiants qui hésitent à se rendre aux appâts durant les heures légales de chasse.
Pour bien pratiquer et maîtriser cette approche, le chasseur doit d'être extrêmement méticuleux dans le choix de son site d'affût au sol. Il faut aussi disposer d’une cache, et l’auteur conseille de la confectionner d’une façon particulière avec ce qui est disponible sur place. Les sites non appâtés situés stratégiquement réservent souvent des surprises aux chasseurs, non pas grâce au nombre de cerfs qui se présentent, mais en raison de leur qualité et de leur diversité.
Cette technique est très interactive et excitante, car elle exige du chasseur une extrême vigilance et une concentration de tous les instants. Il faut penser comme le chevreuil, c'est-à-dire rapidement et instinctivement, en devinant le corridor de déplacement qu’il empruntera s’il décide de ne pas aller directement vers le chasseur embusqué au bout de la passe. L'efficacité de cette technique traditionnelle dépend beaucoup de la cohésion du rythme adopté par les deux chasseurs. Évidemment, certains types d'habitats se prêtent mieux à ce type de poursuite. Il serait difficile de trouver une approche plus stratégique pour mettre la notion d'équipe en valeur.
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