Pour trouver des petites perchaudes, la tĂąche peut ĂȘtre aussi simple que de balancer un ver Ă cĂŽtĂ© de n'importe quel quai, mais le pĂȘcheur recherchant des perchaudes grand format fait face Ă un plus grand dĂ©fi.
PRINTEMPS
Les perchaudes commencent Ă quitter les profondeurs oĂč elles ont hivernĂ©, pour se diriger vers les eaux moins profondes et ce, tĂŽt le printemps. Dans la partie sud de leur aire de dispersion et le long de la cĂŽte atlantique, les migrations de fraye commencent aussi tĂŽt qu'Ă la fin de fĂ©vrier. Dans les lacs nordiques et au QuĂ©bec, les mouvements dessinĂ©s par l'instinct de reproduction vont de la mi-avril au dĂ©but de mai.
Les perchaudes migrent souvent sur de longues distances, parfois à plus de 30 kilomÚtres, pour atteindre les frayÚres. Dans les Grands Lacs, la plupart des perchaudes passent la majeure partie de leur vie dans les grandes baies aux eaux chaudes. Ces poissons se déplacent de l'eau profonde entourant les récifs rocheux et les ßlots vers les bordures de ces récifs, d'autres se rendent à l'entrée des af- fluents ou des fossés artificiels de drainage. Les perchaudes sont trÚs sélectives quant au choix des frayÚres. Elles préfÚrent les fonds de sable, de gravier ou de roches, parsemés d'herbes ou de broussailles. Dans la plupart des lacs et des réservoirs,
elles frayent dans les baies protĂ©gĂ©es et peu profondes (entre 5 et 12 pi [1,5 et 3,6 m]). GĂ©nĂ©ralement, plus le lac est grand et plus elles frayent creux. Par exemple, dans le bassin ouest du lac ĂriĂ©, les perchaudes frayent sur les rĂ©cifs du large oĂč la profondeur varie entre 10 et 20 pi (3 et 6 m), et atteint occasionnellement 30 pi (9 m).
Dans la baie Chesapeake et d'autres estuaires de la CĂŽte Est, les perchaudes hivernent dans les eaux saumĂątres Ă l'entrĂ©e des vastes affluents. Les poissons se dĂ©placent en amont aprĂšs une sĂ©rie de jours printaniers radieux ou aprĂšs une pluie chaude. De nombreuses perchaudes frayent juste au pied des petits barrages sur la portion amont des riviĂšres. D'autres dĂ©posent leurs oeufs dans les secteurs calmes et engorgĂ©s par les broussailles, oĂč la profondeur atteint seulement entre 2 et 3 pi (60 et 90 cm).
FIN DU PRINTEMPS ET ĂTĂ
AprÚs la fraye, dans la plupart des lacs et des réservoirs, les perchaudes passent de nombreuses semaines dans les baies ayant donné lieu à la reproduction. Recherchez les poissons dans la zone de 15 à 25 pi (4,5 à 7,5 m) de profondeur. Certaines y demeurent tout l'été, à moins que l'eau ne devienne trop chaude, les forçant à rechercher de l'eau fraßche plus en profondeur.
Les grosses perchaudes prĂ©fĂšrent des tempĂ©ratures aquatiques entre 18 et 21° C (65 et 70° F). Recherchez-les dans la thermocline, normalement lĂ oĂč elle coĂŻncide avec le fond; cependant, certains poissons se tiennent en suspension dans la thermocline au-dessus de l'eau libre. Les perchaudes seront Ă©galement en suspension Ă l'intĂ©rieur ou au-dessus de la thermocline pour s'alimenter de plancton, de poisson-fourrage ou d'Ă©phĂ©mĂšres se dĂ©plaçant vers la surface pour Ă©merger.
Dans les Grands Lacs, les perchaudes se déplacent vers l'eau libre dans les baies, se rassemblant souvent autour des plateaux rocheux et les ßles. Les meilleurs récifs sont isolés des autres structures et comportent de nombreuses pointes. Durant le jour, les poissons s'alimentent le long des pointes entre 20 et 30 pi (6 et 9 m) de profondeur.
Ă l'approche de la nuit, ils se dĂ©placent sur les pointes aussi peu profondes que 6 pi (1,8 m). Les pĂȘcheurs des Grands Lacs capturent Ă©galement des perchaudes autour des brise-lames, des piliers et des quais. Les meilleurs sites de pĂȘche si situent entre 15 et 25 pi (4,5 et 7,5 m) de profondeur, lĂ oĂč le fond de roches ou de sable est parsemĂ© de vĂ©gĂ©tation.
Les perchaudes des estuaires demeurent dans les affluents tout l'été. Elles se rassemblent dans les fosses profondes à l'embouchure des riviÚres secondaires, ou autour des quais, des ponts ou des anciens piliers.
AUTOMNE ET HIVER
En automne, les perchaudes des lacs et des rĂ©servoirs profonds se dĂ©placent dans les sites peu profonds autour des berges rocheuses et des rĂ©cifs. Les pĂȘcheurs des Grands Lacs font Ă©tat d'un grand nombre de captures autour des quais de bĂ©ton dans Ă peine 6 Ă 8 pi (1,8 Ă 2,4 m) d'eau. Dans les estuaires de la cĂŽte Est, certains poissons se dĂ©placent vers l'amont des riviĂšres secondaires en automne, d'autres demeurent dans les sites estivaux profonds. Durant l'hiver, les pĂȘcheurs capturent peu de perchaudes dans les secteurs qui demeurent libres de glace. Par contre, au QuĂ©bec entre autres, la pĂȘche hivernale est trĂšs populaire dans le Saint-Laurent, jusqu'Ă la hauteur de Trois-RiviĂšres, ainsi que dans les lacs de l'Estrie.
MOUVEMENTS JOURNALIERS
Les bancs de perchaudes commencent Ă s'alimenter au milieu de l'avant-midi, une fois que le soleil est assez haut pour que ses rayons Ă©clairent les profondeurs. Elles peuvent continuer Ă s'alimenter sporadiquement tout au long du jour. Alors que le crĂ©puscule approche, les bancs se dĂ©placent moins en profondeur, puis les poissons commencent Ă se disperser. Les bancs se reforment le lendemain matin. Les fronts froids affectent moins les perchaudes que les autres petites espĂšces sportives. MĂȘme durant les pĂ©riodes de froid
intense, les pĂȘcheurs trouvent et capturent des perchaudes aux mĂȘmes endroits que lorsque la tempĂ©rature est clĂ©mente.