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Reportage : M. Paradis au paradis
Reportage : M. Paradis au paradis
29/01/2010 | Par Serge Bricault

«M. Bricault? Je suis Éric Paradis, comment ça va?», m’interpella le gagnant du concours de l’Annuel de PĂȘche 2008 alors que je cafouillais avec mes bagages devant le comptoir de Provincial Air dans le terminal de l’aĂ©roport de Dorval. Il Ă©tait trĂšs tĂŽt le matin, trop tĂŽt peut-ĂȘtre, et je me sentais un peu bizarre de me promener Ă  travers la foule de vacanciers avec mon tube de cannes et mon Ă©quipement de pĂȘche. C’est cependant le sourire et la poignĂ©e de main de celui qui allait ĂȘtre mon partenaire de pĂȘche pour la prochaine semaine qui me remit d’aplomb en sachant que nous ferions une belle excursion.

 

Allez hop, vers la Caniapiscau!

 

Le voyage pour se rendre au camp #3 du Club Chambeaux a donc commencĂ© par un trajet aĂ©rien de MontrĂ©al jusqu’à Sept-Îles, d’un autre jusqu’à Wabush au Labrador, pour finir avec un autre saut en hydravion jusqu’à la fameuse riviĂšre Caniapiscau. Le pourvoyeur maintient au total 8 camps de pĂȘche rĂ©partis dans l’énorme bassin versant de la riviĂšre et chacun est exploitĂ© selon le temps de l’annĂ©e suivant les dĂ©placements saisonniers des poissons. C’est la raison pour laquelle Ă  la mi-aoĂ»t nous Ă©tions au camp #3 oĂč la ouananiche Ă©tait au dĂ©but de sa remontĂ©e migratoire vers ses sites de fraye, et la disposition du campement par rapport au territoire nous donnait accĂšs Ă  plusieurs beaux rapides de pĂȘche, endroits de prĂ©dilection pour prendre ce salmonidĂ© combattif.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le camps de pĂȘche 3 peut facilement accommoder huit personnes et comporte une salle de bain complĂšte avec douche Ă  l'intĂ©rieur. Il y a Ă©galement un grand salon, avec foyer pour couper la fraĂźcheur du soir et du matin, et le balcon permet de respirer l'air pur du Grand Nord tout en prenant un digestif aprĂšs une grosse journĂ©e de pĂȘche.

 

 

 

 

DĂšs notre arrivĂ©e, le chef guide Michel Courtois nous attendait avec une suggestion plutĂŽt enivrante : Â«Si vous voulez, on peut aller faire un tour Ă  la pĂȘche avant le souper si votre Ă©quipement n’est pas trop long Ă  prĂ©parer». Il ne fallut que quelques minutes pour empoigner une canne Ă  mouche, un moulinet et quelques leurres avant de nous retrouver sur l’eau tout sourire, le moteur vrombissant alors que nous approchions du premier rapide en aval du camp.

 

Ce ne fut bien long avant qu’Éric brise la glace avec une belle mouchetĂ©e dĂ©jouĂ©e par un streamer. J’enchaĂźnai peu aprĂšs avec quelques ombles de belle taille et aprĂšs que notre guide nous ait descendus au bas du rapide, j’eus ma premiĂšre surprise du voyage, un beau touladi de 4,5 kg (10 lb) pris Ă  la canne Ă  mouche en plein rapide avec comme mouche la «Pink Ă  Pat» . Tout un combat s’ensuivit et nous eĂ»mes dĂ©jĂ  de belles anecdotes Ă  raconter Ă  table lors du souper alors que nous faisions connaissance avec les six autres clients avec qui nous allions partager notre camp durant la semaine.

 

Notre deuxiĂšme journĂ©e fut plus difficile. MalgrĂ© une tempĂ©rature des plus confortable et un beau soleil d’étĂ©, les ouananiches que nous tentions tant bien que mal de prendre se faisaient attendre. Au dĂźner, alors que notre guide et celui d’une autre embarcation travaillaient Ă  prĂ©parer le repas, nous avons pris l’initiative de pĂȘcher Ă  guĂ© au lancer pour voir s’il y avait quelques brochets preneurs dans les parages. Éric, Ă©tant principalement un pĂȘcheur de truites avait trĂšs hĂąte d’avoir un de ces prĂ©dateurs sur sa ligne. Je lui laissai donc un bon vieux spinnerbait jaune et blanc aprĂšs lui avoir expliquĂ© comment l’employer.

 

Le pĂšre de famille de Blainville prit quelques lancers pour s’habituer au gros leurre puis il hissa enfin soudainement la canne bien haut en ferrant un premier brochet. Il riait tout haut alors que le carnassier faisait crier son moulinet Ă  lancer lĂ©ger. «Je l’ai vu! Il est venu virer tout prĂšs de moi avant de sauter sur mon leurre! Quel spectacle!», m’expliqua-t-il aprĂšs que j’arrivai Ă  ses cĂŽtĂ©s l'Ă©puisette en main pour l’aider Ă  sortir de l’eau sa belle prise. Ce n’était que le premier de plusieurs poissons que nous prĂźmes ainsi de la berge. Nous avions un tel plaisir avec ces Ă©socidĂ©s qu’il fallut que notre guide nous appelle comme si nous Ă©tions des gamins qui avaient oubliĂ© toute notion du temps pour nous signaler que le lunch Ă©tait prĂȘt.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre guide Michel Courtois, fort de ses 10 ans d'expĂ©rience en tant que guide de pĂȘche pour le Club Chambeaux, nĂ©gociait les multiples rapides du secteur du camp 3 d'une main de maĂźtre.

 

 

 

 

 

Une belle journée multi-espÚces

 

Au dĂ©part, le but principal de cette troisiĂšme journĂ©e de pĂȘche Ă©tait de nous faire prendre du touladi. Encore une fois en partant, le bateau du guide Tommy nous suivait alors que nous nous dirigions vers l’amont de la riviĂšre. Cette façon de toujours partir au moins deux embarcations dans le mĂȘme secteur avait un but principal de sĂ©curitĂ©. Ainsi, si un bateau venait Ă  avoir un problĂšme mĂ©canique ou autre, il y avait toujours un autre esquif alliĂ© dans les alentours pour porter secours au moins fortunĂ©.

 

À bonne distance du camp, un rapide court mais large se prĂ©sentait Ă  nous et notre guide nous suggĂ©ra de tenter le coup pour prendre quelques mouchetĂ©es pour le lunch, ce secteur Ă©tant particuliĂšrement propice pour les ombles de fontaines. Au deuxiĂšme lancer, une belle truite s’attaqua Ă  mon offrande sillonnant entre les roches et l’eau cristalline de la riviĂšre nous laissa voir la belle robe de ce poisson si fragile de nos eaux nordiques.

 

Nous continuĂąmes ensuite vers une grande baie Ă©troite mais profonde surnommĂ©e le lac Lapointe oĂč semblait-il nageaient des touladis de belle taille dans les secteurs plus creux du plan d’eau. Michel nous recommanda alors sa technique qui consistait en un gros leurre au choix, prĂ©fĂ©rablement une grosse cuillĂšre ondulante, qu’on attachait derriĂšre un marcheur de fond trĂšs lourd d’environ 3 oz. Selon lui, Ă  cette pĂ©riode les plus beaux poissons Ă©taient en profondeur et cette technique l'avait fort bien servi par le passĂ©. Nous avons ainsi pĂȘchĂ© Ă  la traĂźne trĂšs lentement dans moins d’une quinzaine de mĂštres d’eau pendant une trentaine de minutes avant qu’Éric ne s’exclame en ferrant vigoureusement une premiĂšre grise. Peu de temps aprĂšs, ma Matrixx de couleur arc-en-ciel de Blue Fox se fit saisir par une autre belle grise de 5 kg (11 lb), et encore une fois par un autre beau touladi lors du passage subsĂ©quent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vers la fin de l'été, la plupart des touladis sont

en eau plus profonde durant le milieu de la journée,

alors nous avons pĂȘchĂ© Ă  la traĂźne avec des marcheurs

de fond pour les rejoindre.

 

 

 

 

 

L’avant-midi tirait Ă  sa fin et Michel nous fit monter nos lignes en nous disant que nous pourrions tenter de prendre quelques brochets non loin du site oĂč nous allions manger. Rendu sur place, le guide nous approchait lentement d’un plateau peu profond composĂ© de roches et d’herbes aquatiques en nous indiquant de lancer nos leurres pour bien couvrir tous les recoins oĂč il y avait de la vĂ©gĂ©tation. S'en tenant au spinnerbait

de la veille, Éric eut de la difficultĂ© Ă  lancer efficacement Ă  cause du vent persistant qui soufflait vers nous. De mon cĂŽtĂ©, j’optai pour une Syclops verte et argent de Mepps, une cuillĂšre dense Ă  profil mince qui se lançait Ă  bonne distance mĂȘme dans de telles conditions. AprĂšs une dizaine de lancers, un beau gros prĂ©dateur s’attaqua Ă  mon offrande tout prĂšs de l’embarcation et le poisson de presque 5 kg me donna un des plus beaux combats de ce voyage.

 

En aprĂšs-midi, nous avons capturĂ© d’autres brochets et touladis alors que nous arrĂȘtions Ă  diffĂ©rents endroits que Michel connaissait bien, et vers la fin de notre journĂ©e de pĂȘche il nous demanda si nous avions envie d’aller tenter notre chance pour la ouananiche dans le premier rapide prĂšs du camp. Une fois sur place, je repris mon ensemble de pĂȘche Ă  la mouche avec la «Pink Ă  Pat» toujours attachĂ©e au bout du bas de ligne et nous recommençùmes Ă  pĂȘcher Ă  la traĂźne dans le rapide. Comme petite modification, notre guide nous avait suggĂ©rĂ© d’employer une soie flottante plutĂŽt que celle Ă  bout calant que nous avions utilisĂ©e depuis le dĂ©but du sĂ©jour.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les brochets sont nombreux prĂšs des berges de la riviĂšre, en plus d'ĂȘtre

généralement de belle taille.

 

 

 

Le vent venait de tomber et le soleil Ă©tait rendu bas Ă  l’horizon et le paysage du nord de la forĂȘt borĂ©ale Ă©tait enchanteur, surtout aprĂšs une si belle journĂ©e riche en poisson. Lors d’un virage en remontant le courant, je suivis distraitement des yeux le sillon de ma soie sur l’eau alors que ma mouche prenait de la vitesse pour revenir se positionner derriĂšre l’embarcation. Soudain, un poisson jaillit complĂštement hors de l’eau telle une fusĂ©e directement derriĂšre mon streamer rose. Je m’exclamai sur-le-champ que je pensais bien avoir vu une ouananiche (aprĂšs avoir bien vu la queue carrĂ©e du poisson) sauter derriĂšre ma mouche, mais avant d’avoir fini ma phrase, je vis un remous plus discret oĂč devait ĂȘtre ma mouche et sentis un poids supplĂ©mentaire faire plier le scion de ma canne Ă  saumon comme un spaghetti.

 

«J’en ai une!», m’exclamai-je vivement en ferrant et le combat Ă©tait enclenchĂ©. Michel me prodigua quelques conseils rapides, m’indiquant principalement de prendre mon temps et de ne pas forcer le poisson inutilement au risque de le perdre. À maintes reprises, le salmonidĂ© semblait abandonner la bataille mais chaque fois, dĂšs que le bas de ligne sortait de l’eau, il replongeait vivement tentant de tout casser lors de ses envolĂ©es. Le frein de mon moulinet Ă©tait trĂšs lĂąche et je contrĂŽlais ma tension principalement avec la paume de ma main que j’appuyais sur la bobine pour freiner les courses du poisson. AprĂšs plusieurs minutes et quelques sauts spectaculaires, Michel parvint Ă  passer ma premiĂšre ouananiche de la Caniapiscau dans l’épuisette.

 

AprĂšs nous ĂȘtre remis de nos Ă©motions, nous continuĂąmes Ă  pĂȘcher dans le mĂȘme secteur, car notre guide originaire de Pointe-Bleue nous disait que trĂšs souvent, Ă  cette pĂ©riode de l’annĂ©e, les ouananiches se tenaient en couple et qu’il n’était pas rare de prendre un premier poisson puis de prendre le deuxiĂšme de la paire quelques instants aprĂšs. Nous avons donc refait quelques passes dans le mĂȘme coin et lors de notre dernier effort, Éric ferra vigoureusement alors qu’un autre saumon d’eau douce sortit de l’eau avec son leurre mais le recracha aussitĂŽt en retombant Ă  l’eau. Notre gagnant Ă©tait bien déçu d’avoir ratĂ© sa chance, mais il nous restait encore deux jours et demi de pĂȘche; amplement de temps pour dĂ©jouer un autre saumon.

 

La ouananiche; le «maskinongé» du grand nord

 

Cette analogie sert Ă  illustrer le caractĂšre de ce poisson. Tout comme la pĂȘche au «tigre d’eau douce», celle du saumon d’eau douce peut ĂȘtre Ă©prouvante. La patience est le mot d’ordre et les heures passĂ©es sur l’eau Ă  lancer, moucher et traĂźner sont toutes aussi nĂ©cessaires les unes que les autres, car on ne sait jamais le moment oĂč enfin ce salmonidĂ© tant convoitĂ© finira par se dĂ©cider pour des raisons que lui seul connaĂźt Ă  fondre sur l’offrande artificielle comme s’il tenait Ă  une vengeance personnelle. Bref, notre journĂ©e couronnĂ©e de succĂšs fut suivie d’une autre un peu plus difficile, mais heureusement les brochets Ă©taient friands de ma Dardevle Ă  motif grenouille alors nous avons eu notre lot de poissons pour la journĂ©e.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'auteur avec une suberbe ouananiche du Grand Nord

 

 

 

À notre derniĂšre journĂ©e complĂšte, le ciel bleu et le soleil Ă©tant de retour, notre motivation Ă©tait encore une fois bien haute alors que nous quittions le quai suite Ă  un excellent dĂ©jeuner prĂ©parĂ©e par la charmante Josie qui nous souhaitait Ă  tous de prendre de beaux poissons.

 

Pour commencer, nous allions tĂącher de capturer Ă  guĂ© quelques mouchetĂ©es dans les nombreuses fosses du grand rapide des Îles. Au premier site de pĂȘche, l’ami Éric se fit renvoyer son leurre par une ouananiche sortie de nulle part en bordure du rapide. Nous changeĂąmes de site et je trouvai une petite fosse particuliĂšrement prometteuse. Je me tenais loin pour Ă©viter que les poissons qui s’y cachaient aperçoivent ma silhouette et je lançai une petite cuillĂšre dans la fosse. Rien. Un peu déçu, je me repris et fis un second lancer. Cette fois, l’attaque franche d’une belle mouchetĂ©e fit plier le scion de ma canne et je sortis rapidement la belle truite.

 

Je criai Ă  Éric de me rejoindre, et aprĂšs avoir pris quelques photos, je lui conseillĂ© d’aller lancer dans la fosse puisque je savais que je n’avais pas vraiment «dĂ©rangé» l’endroit suite Ă  seulement deux lancers effectuĂ©s de loin. Il s’installa au mĂȘme endroit, et Ă  son premier lancer, il attrapa la truite jumelle de la mienne. La journĂ©e commençait du bon pied et notre guide nous suggĂ©ra de retourner notre attention vers la ouananiche qu’Éric tardait toujours Ă  prendre. Nous avons ainsi repris place dans la chaloupe et avons remis «les moucheuses» au travail au bas du rapide Ă  la recherche d’un salmonidĂ© argentĂ©. AprĂšs quelques heures de traĂźne, Éric prit enfin sa ouananiche avec la mĂȘme fameuse «Pink Ă  Pat», et il eut la joie d’avoir un beau combat en plein rapide avec un saumon d’eau douce qu’il rĂ©ussit Ă  embarquer dans le bateau.

 

Ce n’est qu’une fois que nous avons vu l’hydravion amerrir devant le camp #3 que nous avons enfin senti que notre sĂ©jour se terminait. La grande beautĂ© du paysage et le cĂŽtĂ© paisible des lieux nous avaient accueillis sans tambour ni trompette, comme si nous arrivions chez nous. Pourtant, pour Éric et moi, c’était le retour au travail et au train-train quotidien qui s’annonçait, mais nos souvenirs du Club Chambeaux et de la riviĂšre Caniapiscau, ainsi que de ces beaux moments passĂ©s sur l’eau Ă  la pĂȘche Ă©taient pour demeurer gravĂ©s dans nos mĂ©moires pour bien longtemps.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Pink Ă  Pat

Tout au long de notre semaine de pĂȘche, une artificielle s’est dĂ©finitivement dĂ©marquĂ©e par son efficacitĂ© pour les 4 espĂšces principales de la riviĂšre Caniapiscau. Cette mouche artisanale fut conçue par l’ami Patrick Therrien qui s’était inspirĂ© Ă  la base du design d’un streamer de la famille des «Pink Lady» d’un guide de la riviĂšre aux Feuilles. Patrick a cependant ajoutĂ© sa petite touche bien Ă  lui et m’en a confectionnĂ© quelques exemplaires bien solides qui m’ont permis de prendre grises, ouananiches, mouchetĂ©es et brochets!


Hameçon : pour streamer Ă  hampe longue no 2, 4 ou 6  (tout dĂ©pend de la grosseur du poisson convoitĂ©)


Fil de montage : noir

Queue : petit bout de queue de veau noire

Corps : clinquant argentĂ© ou tube Mylar argentĂ© dont le noyau de corde a Ă©tĂ© enlevĂ© enroulĂ© autour de la hampe

Ventre : petite pincĂ©e de poils blanc de veau, plus petite pincĂ©e de poils jaunes de veau par-dessus

Gorge : plume de poule rouge

Aile : poils de queue de chevreuil, de queue de veau ou bande de lapin de couleur fushia, surmontĂ©s de 4 ou 5 brins de Krystal Flash rose, surmontĂ© de 4 ou 5 franges de plume de paon.

Joues : plumes de flanc de sarcelle (facultatif)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Truite du camp#3

 

Lors d’un des nombreux «shore lunch» que nous avons faits durant la semaine, le guide Michel Courtois nous a fait goĂ»ter Ă  sa spĂ©cialitĂ©; une recette savoureuse et toute simple pour apprĂȘter le touladi.

 

3 oignons

1 piment vert

2 boßtes de champignons tranchés

1 boĂźte de jus de tomate

1 boßte de tomates en dés

Sel et poivre

2 touladis de 1 Ă  2 kg (3 Ă  4 lb)

 

-         Couper les oignons et le piment en morceaux

-         Couper ensuite les filets de poisson en cubes

-         Faire revenir les lĂ©gumes dans un poĂȘlon de grande dimension

-         Ajouter les champignons, le jus de tomate et les tomates en dĂ©s

-         Amener Ă  Ă©bullition en mĂ©langeant Ă  l’occasion, puis laisser mijoter 5 minutes

-         Ajouter le poisson et assaisonner au goĂ»t

-         Laisser cuire un autre 5 Ă  7 minutes en remuant occasionnellement.

 

CLUB CHAMBEAUX INC.

2238, boulevard Saguenay

JonquiÚre (Québec)

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