MĂȘme sâil dĂ©tenait un bail de villĂ©giature depuis 33 ans sur
Ce dernier doit maintenant nĂ©gocier un nouveau contrat de location avec le nouveau propriĂ©taire lĂ©gitime des terres, lâentreprise forestiĂšre Solifor. De plus, cet octogĂ©naire ne peut plus pratiquer la chasse Ă l'original Ă cet endroit comme il le faisait depuis des dĂ©cennies, Ă moins de sâentendre avec le nouveau propriĂ©taire. Câest vraiment honteux de dilapider ainsi notre patrimoine collectif et de faire subir Ă cet octogĂ©naire, un stress incroyable en plus de voir son investissement probablement sâamenuiser drastiquement.
Monsieur Ouellet ne veut mĂȘme plus retourner Ă son chalet. Le spectre de l'expropriation lui fait trop peur. Le nouveau contrat de location quâoffre Solifor renferme tellement de restrictions que selon cet homme, il sâagit justement dâun contrat dâexpropriation.

Bien sûr, les membres de cette zone d'exploitation ainsi que Zecs Québec dénoncent cette vente sans consultation qui crée un précédent de privatisation de terres publiques. Les membres de
Le regroupement Zecs QuĂ©bec, qui reprĂ©sente l'ensemble des zecs de la province, dĂ©nonce et s'indigne de cette vente de terres publiques Ă des intĂ©rĂȘts du privĂ©. «Cet Ă©change sans consultation de la zec devient un prĂ©cĂ©dent inacceptable», a fait valoir cette semaine l'organisme.
Lâopposition sâen mĂȘle
Ce dossier a rebondi cette semaine jusqu'Ă l'AssemblĂ©e nationale. Le dĂ©putĂ© pĂ©quiste de Matane et porte-parole de l'opposition officielle en matiĂšre de Tourisme, de Faune et de PĂȘcheries, Pascal BĂ©rubĂ©, a questionnĂ© le ministre dĂ©lĂ©guĂ© aux Ressources naturelles et de la Faune, Serge Simard, Ă ce sujet.
«Une entreprise privée offrirait maintenant des droits de chasse au gros gibier pour la somme de 1000 $, privant ainsi les utilisateurs de la zec d'un territoire fertile. On croirait revenir à l'époque des clubs privés d'antan», a affirmé le député de Matane. «Le ministre délégué aux Ressources naturelles et à la Faune doit absolument intervenir afin que cette erreur ne devienne pas un précédent et que les zones d'exploitation contrÎlée le restent», a-t-il poursuivi.
Suite à ces derniers évÚnements, le bureau du ministre Simard a décidé d'organiser une rencontre avec la direction de


