Lâauteur a vĂ©cu une superbe expĂ©rience lors dâun sĂ©jour dans un des camps de pĂȘche Ă©loignĂ©s de
Il y a bien longtemps que je rĂȘvais de vivre une vraie pĂȘche au touladi. Dans ma carriĂšre de pĂȘcheur, je nâai jamais Ă©tĂ© trĂšs chanceux lors de mes rencontres avec ce membre de la famille des salmonidĂ©s. Avec quand mĂȘme quelques beaux touladis Ă mon actif, jamais je nâavais eu lâoccasion de vivre une expĂ©rience de pĂȘche oĂč abondance et truite grise apparaissaient dans la mĂȘme phrase.
Je connais quelques pĂȘcheurs qui rĂ©ussissent des pĂȘches surprenantes dans certains plans dâeau du sud, dont le fameux lac Champlain, mais il reste quâen pensant abondance et truite grise, on rĂȘve immĂ©diatement aux latitudes nordiques de notre belle province. Câest donc au nord du 52e parallĂšle, plus prĂ©cisĂ©ment Ă 300 km au nord-ouest du barrage Manic 5, que dĂ©bute notre aventure au pays de la grise⊠et de la mouchetĂ©e!
Jacques Monfette posant avec deux mouchetées leurrées en début de séjour. Les poissons de cette taille étaient monnaie courante autant dans le lac devant le camp que dans les rapides de
Une aventure, mais aussi du confort
Lorsque lâhydravion nous dĂ©posa sur le lac Sureau aprĂšs un vol de prĂšs de 3 heures en partance de Baie-Comeau, nous savions tous que nous Ă©tions loin de
Pour nous assurer un sĂ©jour des plus agrĂ©ables, ce bĂątiment comprenait eau courante, douche, toilette Ă lâeau intĂ©rieure et Ă©quipement au propane complet, incluant systĂšme dâĂ©clairage, cuisiniĂšre, rĂ©frigĂ©rateur spacieux et grand congĂ©lateur. Nous avons aussi Ă©tĂ© surpris de la qualitĂ© des embarcations en aluminium fournies, trois chaloupes dâune quinzaine de pieds, larges, confortables et munies de moteurs de 6 ch.
Lâauteur avec sa plus belle prise du reportage; un beau touladi de prĂšs de 7 kg
Rapidement, le pilote de lâavion nous fit faire un tour du propriĂ©taire tout en nous expliquant le fonctionnement des diffĂ©rents Ă©quipements. Il nous indiqua aussi la rĂ©serve dâessence, les nombreux barils situĂ©s non loin nous assurant de pouvoir pĂȘcher Ă volontĂ© sans nous soucier du carburant, Ă©videmment compris dans le forfait.
AprĂšs les salutations dâusage, le pilote sauta dans son appareil, et quelques minutes plus tard celui-ci ne fut plus quâun minuscule point dans le ciel. En le voyant disparaĂźtre, je me retournai vers les autres membres du groupe, qui comprenait aussi mon collĂšgue Serge ainsi que mon oncle Jacques et son compagnon Pierre, en leur disant : «JâespĂšre quâon n'a rien oubliĂ©âŠÂ»
Câest Ă ce moment dâun tel voyage quâon se sent bien petits, seuls au milieu de la taĂŻga, sans autre lien avec le reste du monde quâun simple radio HF. Oui, vous avez bien lu, seuls! Pour ce genre de pĂ©riple,
Pour avoir vĂ©cu plusieurs aventures en camping sauvage sur le grand lac Mistassini, souvent Ă plus de 90 km au large, je trouvais bien plaisant de me retrouver seul au monde (ou presque) pendant toute une semaine dans ce vĂ©ritable paradis de pĂȘche. Le brin de nostalgie ressenti en voyant disparaĂźtre lâavion ne dura que quelques secondes, et rapidement tout lâĂ©quipement fut rentrĂ© dans le camp. Tandis que Jacques nous prĂ©parait une bonne soupe, les autres membres du groupe sâattablaient dĂ©jĂ autour de la carte topographique du secteur, histoire dâĂ©laborer quelques plans de pĂȘche pour le reste de cette premiĂšre journĂ©e. Le voyage commençait!
INFO TECH

Lors de cette aventure de pĂȘche, je nâaurais probablement jamais rĂ©ussi Ă obtenir dâaussi bons rĂ©sultats sans lâaide de
Sans le sonar, croyez-vous que nous aurions fini par repĂ©rer cet immense banc de grises ayant pris position dans une fosse profonde? Poser la question câest y rĂ©pondre. Le sonar facilite aussi grandement la navigation en affichant constamment la profondeur sous le pied du moteur. Cela Ă©vite probablement bien des contacts avec les zones rocheuses. Je vous suggĂšre un modĂšle portatif et compact avec pile intĂ©grĂ©e qui se transporte facilement en avion. Une sonde de tempĂ©rature est un atout et nous a aussi permis de constater Ă quel point lâeau de surface Ă©tait chaude. Nous avons mĂȘme laissĂ© descendre la sonde au bout de son fil pour constater que mĂȘme Ă 6 m de profondeur, lâeau nâĂ©tait guĂšre plus froide.
Pour ce qui est du GPS, jamais je nâavais Ă©tĂ© aussi content de lâavoir apportĂ© avec moi. Mon collĂšgue Serge avait aussi le sien, et nous disposions donc dâune «roue de secours» en cas de problĂšme, mĂȘme lorsque nous nous sommes Ă©loignĂ©s Ă plus de 15 km du camp. Sans cet appareil, jamais nous ne serions allĂ©s aussi loin, ce qui aurait trĂšs sĂ©rieusement limitĂ© nos chances de succĂšs.
Comme les camps ne sont Ă©quipĂ©s que de radio HF dont la communication avec la base dâhydravion est plutĂŽt incertaine, il est plus que recommandĂ© dâapporter un tĂ©lĂ©phone satellite avec soi. Il procure un sentiment de sĂ©curitĂ© en cas dâaccident majeur. Dâailleurs, pour ce dernier voyage, jâavoue avoir complĂštement oubliĂ© cet accessoire fort important. La prochaine fois que je participerai Ă un tel pĂ©riple, le tĂ©lĂ©phone satellite fera partie des Ă©quipements de base. La pourvoirie en propose dâailleurs en location
Un début difficile
Le premier aprĂšs-midi est donc consacrĂ© Ă lâexploration du lac devant le camp. Mon principal objectif Ă©tant de prendre de la grise, câest avec cette idĂ©e en tĂȘte que mon collĂšgue et moi dĂ©butons notre prospection. La tempĂ©rature de surface de lâeau indiquĂ©e par le sonar (prĂšs de 70 ÂșF) me surprend un peu, mais puisque nous sommes dans le nord, je me dis que dans le pire des cas nous n'aurons qu'Ă descendre Ă une dizaine de mĂštres de profondeur pour trouver des grises. AprĂšs avoir passĂ© quelques heures Ă explorer la strate allant de 5 Ă 15 m de profondeur, nous sommes un peu assommĂ©s de constater quâaucune grise nâa daignĂ© sâintĂ©resser Ă nos cuillĂšres et poissons-nageurs ayant tour Ă tour dĂ©filĂ© devant leurs yeux.

Lâessence est incluse dans le forfait et peut ĂȘtre consommĂ©e Ă volontĂ©. Ici, lâauteur faisant le plein du rĂ©servoir de son embarcation avant de dĂ©buter sa journĂ©e de pĂȘche.
De leur cĂŽtĂ©, Jacques et Pierre concentrent leurs efforts dans des profondeurs moindres avec des leurres convenant davantage Ă
INFO TECH
Dans le cadre du reportage, mon collĂšgue Serge a essayĂ© toute une panoplie de cuillĂšres ondulantes et de leurres pour finalement sâapercevoir que pour la grise, la Shoehorn de Luhr Jensen et la Whitefish de Williams Ă©taient probablement les plus productives. Serge a aussi connu beaucoup de succĂšs avec une cuillĂšre Ă dandiner lourde (environ 2 oz) de teinte chartreuse.
De mon cĂŽtĂ©, mes essais ont Ă©tĂ© de courte durĂ©e, car dâentrĂ©e de jeu ma Sutton de taille 72 a Ă©tĂ© dâune efficacitĂ© presque incroyable. Toutefois, lors de la deuxiĂšme journĂ©e Ă la grise, lorsque cette offrande devint moins productive, un simple petit ajustement de sa courbure mâa permis de recommencer Ă capturer des touladis Ă profusion. Mon collĂšgue mâa fait remarquer que cette modification Ă sa Shoehorn lui avait permis dâen augmenter lâefficacitĂ© de façon notable.
Pour la mouchetĂ©e, ma Wooly Bugger noire avec tĂȘte conique plombĂ©e orange fluo Ă©tait vraiment dâune efficacitĂ© redoutable pour la pĂȘche Ă la traĂźne avec canne Ă mouche. De son cĂŽtĂ©, Serge a choisi une Wooly Bugger mauve standard qui lui a procurĂ© beaucoup dâaction.
Pour la pĂȘche avec lancer lĂ©ger, mon oncle et son compagnon ont connu du succĂšs avec des techniques usuelles (cuillĂšres, bas de ligne et vers de terre), ou simplement en lançant et rĂ©cupĂ©rant des cuillĂšres ondulantes de tailles variĂ©es. RĂšgle gĂ©nĂ©rale, des longueurs de 2 Ă 3 po fonctionnent bien pour tromper Dame mouchetĂ©e, mais Pierre a capturĂ© plusieurs belles mouchetĂ©es avec sa grosse Williams Whitefish de 6 po alors quâil sâattaquait plutĂŽt Ă la grise.
Les deuxiÚme et troisiÚme journées se déroulent sur
Chaque zone dâeau vive nous permet de vivre de belles expĂ©riences de pĂȘche Ă

Serge, collĂšgue de lâauteur, posant avec la plus belle mouchetĂ©e du voyage, un beau mĂąle en pleines couleurs nuptiales.
JusquâĂ maintenant, notre rĂ©colte de mouchetĂ©e sâavĂšre trĂšs respectable, mĂȘme sans y avoir consacrĂ© tellement dâefforts, mais la capture ou plutĂŽt la non-capture de touladis continue Ă hanter mon esprit et celui de Serge. Nous avons pourtant le sentiment dâavoir fait nos devoirs en essayant bon nombre de techniques, dans plusieurs profondeurs et avec une grande variĂ©tĂ© de leurres.
En dĂ©butant la quatriĂšme journĂ©e de pĂȘche, un sentiment oscillant entre le dĂ©sespoir et la confiance mâenvahit. Un peu comme un chasseur en milieu de sĂ©jour, je me dis que ce nâest pas encore terminĂ© et quâil doit bien exister une solution Ă notre problĂ©matique touladi. Comme le temps va commencer Ă manquer, je propose Ă mes collĂšgues de retourner au seul endroit oĂč nous avons capturĂ© quelques grises lors de la deuxiĂšme journĂ©e. Il faut franchir quelques rapides et une bonne quinzaine de kilomĂštres avec des moteurs de 6 ch, mais au moins on sait quâil y avait de la grise dans ce secteur.
Vers 8 h 30, nous arrivons dans la zone choisie. Les conditions sont mauvaises et le vent est de la partie, mais nous ne perdons pas espoir. Bravant la mĂ©tĂ©o, nous commençons par prospecter une fosse relativement profonde (environ 20 m) en nous disant que câest probablement la seule zone que nous nâavons pas encore exploitĂ©e avec insistance. De leur cĂŽtĂ©, Jacques et Pierre retournent Ă lâendroit nous ayant permis quelques captures prĂ©cĂ©demment.
En prospectant cette fosse, nous avons un regain dâespoir puisque quelques signaux de poissons apparaissent sur lâĂ©cran du sondeur de fond. Nous obtenons mĂȘme quelques attaques, mais aucune ne se traduit par une prise dans lâembarcation. Ă cette profondeur il doit sâagir de grises, mais visiblement elles ne sont pas trĂšs agressives. ComplĂštement gelĂ©s par le vent et la pluie, nous dĂ©cidons dâaller rejoindre nos compagnons sur la plage pour nous rĂ©chauffer un peu. Jacques est bien fier de nous montrer le beau touladi quâil vient Ă peine de leurrer. Je le fĂ©licite, tout en soulignant quâĂ cette Ă©tape du sĂ©jour, nous devrions ĂȘtre complĂštement blasĂ©s de cette catĂ©gorie de grises.

Quelques beaux brochets sont venus agrémenter le déroulement du séjour, comme le démontre Pierre
AprĂšs la pause qui nous permet de nous dĂ©geler et de reprendre des forces, nous annonçons Ă nos partenaires que nous allons poursuivre notre prospection de lâautre cĂŽtĂ© de lâesker en espĂ©rant y dĂ©couvrir la solution de cette Ă©nigme qui commence Ă se transformer en obsession. Nous convenons de nous retrouver sur la plage Ă lâheure du lunch pour fournir un compte-rendu et casser la croĂ»te.
à notre retour, notre découragement a fait place à un large sourire. Mes premiers mots, en accostant sur la plage et en apercevant mon oncle : «On les a trouvés!»
Et la lumiĂšre fut
Comme je le raconte Ă Jacques et Ă Pierre, nous avons trouvĂ© un immense banc de grises dans une grande fosse. Aussi incroyable que cela puisse paraĂźtre Ă une latitude aussi Ă©levĂ©e, les touladis actifs se trouvent dans une profondeur variant de 20 Ă 32 m. Tout excitĂ©, jâexplique quâil y a tellement de poissons que le leurre a Ă peine le temps de toucher le fond avant dâĂȘtre attaquĂ©. Lâair incrĂ©dule de nos compagnons illustre bien leurs doutes face Ă mon rĂ©cit. «Mes amis, je vous garantis que les sceptiques seront confondus.» Les sandwichs sont avalĂ©s Ă la vitesse grand V et rapidement nous retournons pĂȘcher.
La reste de lâaprĂšs-midi et je dirais mĂȘme du sĂ©jour se passe carrĂ©ment de commentaires. Lâimmense fosse que Serge et moi avions trouvĂ©e Ă©tait tellement remplie de touladis que tous les poissons semblaient sây ĂȘtre donnĂ© rendez-vous. CâĂ©tait complĂštement irrĂ©el. Autant nous avions peinĂ© dans les jours prĂ©cĂ©dents pour capturer ne serait-ce quâune seule grise, autant les captures se suivaient maintenant Ă un rythme dĂ©lirant. La taille moyenne oscillait entre 2 et 3 kg (4,5 et 6,5 lb), mais les prises de plus de 3,5 kg (7,5 lb) Ă©taient nombreuses. Plusieurs ont aussi franchi la barriĂšre magique des 4,5 kg (10 lbs), dont deux trophĂ©es de 7 (15 lb) et 9 kg (20 lb).
Si, avant de partir, quelquâun mâavait dit que je devrais pĂȘcher la grise au nord du 52e parallĂšle Ă plus de 25 m de profondeur, jâaurais certainement ri de bon cĆur. Pourtant câest bel et bien lĂ que nous avons trouvĂ© la lumiĂšre au bout du tunnel!
Pour moi, câest assurĂ©ment une bonne leçon et la preuve (une autre!) que la nature peut parfois ĂȘtre trĂšs capricieuse. En effet, aprĂšs avoir consultĂ© diffĂ©rents habituĂ©s, je sais quâil nâest pas normal de retrouver la grise aussi profondĂ©ment Ă ces latitudes, mĂȘme au mois dâaoĂ»t. Mais le printemps et le dĂ©but dâĂ©tĂ© 2010 ont Ă©tĂ© extrĂȘmement chauds et secs, dâoĂč probablement ce comportement des grises presque comparable Ă celui de leurs cousines vivant Ă des centaines de kilomĂštres plus au sud.
Différentes options
Pas moins de 16 lacs font partie du territoire couvert par
La mouchetĂ©e demeure lâespĂšce reine, puisquâelle se retrouve dans pratiquement tous les plans dâeau exploitĂ©s au nord et au sud du 52e. Au nord de ce dernier vivent des grises, des mouchetĂ©e et des brochets de belle taille. Certains plans dâeau (Dusterlo, Sommet et Itomamis) accueilleraient mĂȘme de la ouananiche.

Les bagages sont chargés dans le «otter» en prévision du retour. Le voyage tire déjà à sa fin⊠Remarquez les embarcations de bonne dimension équipées de hors-bords de 6 ch.
Dans
Selon les responsables de la pourvoirie, la taille moyenne des mouchetĂ©es Ă travers lâensemble des plan dâeau exploitĂ©s atteint prĂšs de 0,7 kg (1,5 lb), alors que les trophĂ©es de plus de 2 kg (4,5 lb) sont possibles. Lors du sĂ©jour, la taille moyenne des mouchetĂ©es Ă©tait comparable aux chiffres avancĂ©s, et la plus grosse mouchetĂ©e atteignait environ 1,6 kg (3,5 lb).
Toutefois, nous nous sommes tellement consacrĂ©s au touladi que, selon moi, un pĂȘcheur qui aurait fourni un effort comparable pour exploiter la mouchetĂ©e aurait sans doute pu capturer de plus gros spĂ©cimens. Le nombre de rapides et dâhabitats propices pour cette espĂšce est infini, et si vous ĂȘtes le moindrement aventureux et que vous vous donnez la peine dâaller un peu plus loin que la moyenne des pĂȘcheurs, vous ferez sĂ»rement des dĂ©couvertes extraordinaires.
Selon les responsables, dans les plans d'eau oĂč la grise est prĂ©sente (câest-Ă -dire dans le lac Clair et partout au nord du 52e parallĂšle), la moyenne de taille des prises oscille autour de 4 kg (9 lb) et les plus gros spĂ©cimens peuvent atteindre plus de 12 kg (26 lb). De notre cĂŽtĂ©, la taille moyenne Ă©tait infĂ©rieure Ă celle Ă©noncĂ©e, mais les poissons Ă©taient tellement concentrĂ©s que nous avions vraiment lâimpression que les plus gros Ă©taient bien lĂ , tout simplement pas assez rapides pour sâemparer du leurre avant les «petites» grises trĂšs agressives.
Les quelques brochets que nous avons leurrĂ©s affichaient un poids moyen dâenviron 4,5 kg (10 lb), mais on nous a affirmĂ© que des grands Ă©socidĂ©s de plus de 9 kg (20 lb) sont capturĂ©s assez rĂ©guliĂšrement. Pour ce qui est de la ouananiche, elle nâĂ©tait pas prĂ©sente dans notre secteur de pĂȘche, mais lĂ oĂč on la retrouve elle afficherait habituellement un poids moyen pouvant aller de 2,5 (5,5 lb) jusquâĂ 4,5 kg (10 lb).
Pour atteindre les abĂźmes
Lors de ce voyage, nous avons dĂ» pĂȘcher beaucoup plus profondĂ©ment que prĂ©vu. Comme nous nâavions ni ligne plombĂ©e, ni downrigger, nous avons dĂ» nous dĂ©brouiller avec les moyens du bord. Heureusement, nous disposions dâune bonne rĂ©serve de marcheurs de fond, et sans eux nous aurions eu de sĂ©rieux problĂšmes Ă prospecter les grandes profondeurs.
Cette simple petite broche lestĂ©e nous a non seulement permis de tirer notre Ă©pingle du jeu, mais elle Ă©tait probablement le meilleur accessoire Ă utiliser dans les circonstances (profondeur de 20 Ă 30 m et fond plat et peu accrochant) pour vraiment labourer le substrat. Il faut spĂ©cifier que nous utilisions des lests de plus de 6 oz⊠En fait, nous avions de gros marcheur de fond de 3 oz dont nous avons garni la broche de plombs fendus. Cette technique a Ă©tĂ© tellement efficace que Serge, un vrai pĂȘcheur de grise, se promet de lâessayer dans des lacs beaucoup plus au sud.
Le mot de la fin
Pour moi et mes compagnons, ce voyage de pĂȘche demeurera sĂ»rement parmi les plus intĂ©ressants et productifs que nous ayons vĂ©cu. Jâavais dit avant de partir que je souhaitais me «payer la traite dans la grise» au cours de ce voyage, et je peux vous assurer que mon souhait a Ă©tĂ© plus quâexaucĂ©. Il est vrai que le succĂšs nâest pas tombĂ© du ciel et que nous avons du redoubler dâefforts pour arriver Ă nos fins, mais quelle satisfaction une fois le devoir accompli!
VoilĂ ! Ă vous maintenant dâexaucer vos souhaits pour 2011!
Complément vidéo disponible en cliquant sur l'image suivante:
Fiche technique
(Labrador Air Safari)
2238, boulevard Saguenay
JonquiÚre (Québec)
G7S 4H4
Téléphone : (418)-548-9511
Sans frais 1 888 463-9511
Télécopieur : (418)-548-2037
Courriel : info@labrador-airsafari.com
Site Web : www.labrador-airsafari.com
Tarifs par personne
Camps de pĂȘche au sud du 52e parallĂšle : Ă partir de 675 $
Camps de pĂȘche au nord du 52e parallĂšle : Ă partir de 1625 $
Chasse Ă lâorignal dans plusieurs camps : Ă partir de 1195 $
(limite de 1 orignal par 2 chasseurs)