Le portail sentier Chasse-PĂȘche
DESTINATION GRAND NORD : Les ombles arctiques de l’Ungava
DESTINATION GRAND NORD : Les ombles arctiques de l’Ungava
15/02/2011 | Par Serge Bricault

Suivez le gagnant du concours de l’Annuel de pĂȘche 2009 dans une expĂ©dition de pĂȘche Ă  la baie d’Ungava Ă  la poursuite de l’omble chevalier.

 

 

Lorsqu’on arrive Ă  la pourvoirie Inukshuk Lodge et qu’on contemple les environs, une des plus grandes surprises est de constater combien c’est diffĂ©rent. Pour commencer, la tempĂ©rature Ă©tait d’environ 25 Â°C quand nous avons pris l’avion Ă  Dorval en cette fin de juillet, tandis qu’à notre arrivĂ©e quelques heures plus tard il faisait Ă  peine 12 Â°C. L’absence totale d’arbres dans le paysage est aussi plutĂŽt remarquable.

 

En arrivant devant les bĂątiments de la pourvoirie, on aperçoit des embarcations de pĂȘche qui gisent apparemment au beau milieu de nulle part dans un champ de roches, le bord de l’eau Ă©tant Ă  presque 300 m des bateaux. AprĂšs ce constat, les commentaires et blagues Ă©videntes passent gĂ©nĂ©ralement d’un client Ă  l’autre, et c’est Ă  ce moment qu’on se sent un peu comme DorothĂ©e se rĂ©veillant dans le pays du magicien d’Oz; nous sommes loin de chez nous!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour atteindre la pourvoirie Inukshuk Lodge, sur les rives de la baie d’Ungava, Ă  partir de MontrĂ©al, la premiĂšre Ă©tape menait Ă  Kuujjuaq aprĂšs un vol d’un peu plus de deux heures (photo du haut), et la deuxiĂšme portion du trajet s’est dĂ©roulĂ©e Ă  bord d’un bimoteur avec un vol d’environ 45 minutes jusqu’au camp.

 

Pour Daniel Verrell, de Val-David, c’était comme dĂ©barquer dans un rĂȘve. Il avait gagnĂ© le tirage au sort de la promotion de l’Annuel de pĂȘche 2009 et avait aussitĂŽt entrepris de se prĂ©parer pour le plus grand voyage de pĂȘche de sa vie. À l’aĂ©roport, le service des douanes avait confisquĂ© tous les leurres qu’il apportait avec lui (les hameçons sont aiguisĂ©s et coupants, et donc proscrits sauf dans la soute de l’avion), mais cela ne l’avait pas empĂȘchĂ© d’aller de l’avant avec un sourire aux lĂšvres en imaginant l’expĂ©rience qu’il allait vivre. «Des leurres, ça se rachĂšte!», m’avait-il lancĂ©.

 

Nous avons dĂ©fait nos bagages sommairement, puis le chef guide nous a rassemblĂ©s dans la salle Ă  manger pour esquisser les grandes lignes du dĂ©roulement de la semaine. Il nous a d’abord rappelĂ© que nous allions pĂȘcher dans la mer et qu’il fallait lui porter le plus grand respect. Les guides et l’équipement Ă©taient parfaitement adaptĂ©s Ă  cet environnement, mais les conditions pouvaient se dĂ©grader en un clin d’Ɠil.

 

 

 

L’omble de l’Arctique est certainement l’espĂšce vedette de la rĂ©gion, mais les truites de mer y Ă©voluaient aussi en grand nombre, sans compter les morues qui s’emparaient de nos leurres si nous pĂȘchions trop prĂšs de fond.

 

 

 

 

 

 

 

De plus, Ă  cet endroit les marĂ©es sont parmi les plus impressionnantes au monde et rivalisent avec celles de la baie de Fundy. Cela peut causer certains problĂšmes, et il Ă©tait primordial d’obĂ©ir aux guides si ceux-ci dĂ©cidaient de quitter tel ou tel endroit. Mais c’était le milieu de l’aprĂšs-midi, et Daniel et moi n’avions qu’une idĂ©e en tĂȘte, aller faire un tour Ă  la pĂȘche!

 

Daniel le «king»

 

Pour ajouter au dĂ©paysement, quelques instants aprĂšs la session d’informations nous avons suivi la route du bord de la mer pour pĂȘcher de la rive. À cet endroit, nous avons pu observer un petit iceberg qui dĂ©rivait dans la baie oĂč se trouvait la pourvoirie. J’emprunte encore les mots de Daniel : «On ne voit pas ça tous les jours!»

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le gagnant Daniel Verrell, de Val-David avec une superbe prise

 

 

 

Ces quelques heures de pĂȘche sous le soleil nous ont permis de prendre quelques jolies truites de mer, et d’autres clients ont mĂȘme pris quelques ombles arctiques de belle taille. Que demander de mieux?

 

Le lendemain, aprĂšs un dĂ©jeuner des plus copieux, nous sommes enfin embarquĂ©s sur l’eau aprĂšs que l’épais brouillard se fut lĂ©gĂšrement dissipĂ©. Le vent du nord Ă©tait de la partie et ne nous aidait aucunement. Il fallait ĂȘtre bien habillĂ© en ce 26 juillet; nous portions sous-vĂȘtements longs, bas de laine, habit de laine polar, cache-cou, mitaines et tuque, tous sans exception. Un habit de pluie Ă©tait aussi de mise pour couper le vent et parer les Ă©claboussures des vagues sur la coque de la chaloupe.

 

 

 

 

Lors de notre premier aprĂšs-midi de pĂȘche Ă  guĂ©, un «petit» iceberg s’avançait dans la baie oĂč se trouve le camp.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les guides fonctionnaient toujours par paire, alors si un bateau avait un pĂ©pin, un autre se trouvait toujours aux alentours pour lui venir en aide. Chaque embarcation Ă©tait munie de radios bidirectionnelles, pour faciliter la communication entre les bateaux et transmettre l’information sur la qualitĂ© de pĂȘche d’un site Ă  un autre. Un GPS faisait Ă©galement partie de l’équipement de base de chaque bateau et s’avĂ©rait assez commode en prĂ©sence de brume.

 

Comme embarcations nous utilisions des modĂšles Hudson de 19 pi de Princecraft et des moteurs hors-bord Tohatsu (anciennement sous la banniĂšre de Nissan) de 30 ch. Avec seulement trois personnes Ă  bord et le matĂ©riel de pĂȘche, c’était plus que suffisant pour naviguer dans la baie.

 

 

 

 

 

Le paysage devant le camp Ă©tait Ă  couper le souffle
 et dire que quelques heures plus tard les chaloupes se retrouvaient Ă  l’eau grĂące Ă  la marĂ©e montante.

 

 

 

 

 

 

 

AprĂšs avoir fait un fameux «shore lunch» sur l’üle aux Oiseaux avec les quelques truites de mer et petites morues capturĂ©es en avant-midi, nous avons repris notre quĂȘte pour prendre des ombles arctiques assez difficiles Ă  repĂ©rer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les leurres de l’heure: Ces offrandes lourdes, le Spinnow (Ă  gauche) et le Zzinger (Ă  droite), avaient pour but d’imiter les petits poissons-appĂąts, principalement les lançons, qui constituent la base de la diĂšte des salmonidĂ©s de la baie d’Ungava.

 

 

 

Puis Daniel nous surprit en s’écriant qu’il avait un gros poisson au bout du fil! GrĂące Ă  un leurre Zzinger jaune et blanc, il l’avait dĂ©jouĂ© tout juste derriĂšre l’embarcation, presque dans le scion du moteur. Il eut quelques difficultĂ©s Ă  s’ajuster Ă  son Ă©quipement neuf au cours du dur combat, puis avec l’aide du guide AndrĂ© il parvint Ă  hisser Ă  bord son premier omble chevalier de belle taille.

 

Durant le souper, tout le monde s’empressa de fĂ©liciter Daniel de sa belle capture, et avant que ce ne soit le temps d’aller se coucher il hĂ©rita du surnom le «king», parce qu’il avait pris le plus gros poisson de la journĂ©e. C’est en compagnie d’une bande de compĂšres aussi familiers qu’agrĂ©ables que la soirĂ©e se poursuivit jusqu’au coucher du soleil, c’est-Ă -dire vers 22 h


 

Pas facile, la pĂȘche

 

Mise en place par Henri Poupart et en opĂ©ration depuis 2001, la pourvoirie Inukshuk Lodge se trouve Ă  59° de latitude Nord, ce pourquoi il y fait assez froid mĂȘme au cƓur de l’étĂ©. Le camp se compose de cinq bĂątiments de mĂ©tal isolĂ©s de type dĂŽme, soit un des seuls capables de rĂ©sister aux pires tempĂȘtes de l’hiver du Grand Nord.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’omble chevalier est trĂšs combatif, et Daniel Verrell a livrĂ© plusieurs combats mĂ©morables Ă  ces poissons agressifs.

 

 

 

 

Trois d’entre eux servent Ă  hĂ©berger les clients, et chacun comprend trois chambres Ă  coucher pouvant accueillir 4 Ă  6 pĂȘcheurs, une grande salle de bain avec toilette et douche Ă  l’eau chaude, en plus d’un salon meublĂ© d’une table avec chaises et donnant vue sur la baie. Le chauffage est fourni par des fournaises Ă  l’huile, vu la raretĂ© du bois dans cette rĂ©gion. Un quatriĂšme bĂątiment beaucoup plus grand abrite la cuisine et la salle Ă  manger, qui ont Ă©tĂ© rĂ©novĂ©es en 2004, et la derniĂšre structure est destinĂ©e Ă  l’équipe de la pourvoirie. Avec une occupation optimale de 16 pĂȘcheurs durant une mĂȘme semaine, l’ambiance au camp est intime et conviviale.

 

Les histoires en tout genre fusent de toutes parts, et Daniel en avait long Ă  raconter sur les anecdotes et coups pendables rĂ©alisĂ©s durant ses nombreuses annĂ©es de travail dans l’entretien du mĂ©tro de MontrĂ©al.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le gagnant du tirage Daniel Verrell avec une belle truite de mer

 

 

Les jours de pĂȘche se sont suivies sans toutefois se ressembler sur les bords de la baie d’Ungava. Le deuxiĂšme matin, le brouillard Ă©tait encore au rendez-vous mais seule une brise soufflait. AprĂšs avoir parcouru quelques dizaines de kilomĂštres sur l’eau Ă  la recherche de poissons actifs, le vent est revenu Ă  la charge en soulevant des vagues bien au-delĂ  de 2 m. Notre retour au camp eut toutes les apparences d'un tour en manĂšge Ă  la Ronde. Daniel riait comme un jeunot chaque fois que le bateau descendait le long d’une Ă©norme vague qui faisait tranquillement son chemin vers la berge.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chaque soir, un dĂ©licieux souper Ă©tait servi aux clients de la pourvoirie. Le menu Ă©tait variĂ© et il n’y manquait rien.

 

 

 

Le surlendemain, les vagues nous ont encore empĂȘchĂ© de nous rendre dans des secteurs plus Ă©loignĂ©s, mais la pĂȘche s’est poursuivie Ă  un bon rythme dans des zones moins Ă©loignĂ©es comme l’üle aux Oiseaux et la pointe Ă  Éli. Il fallait travailler ardemment Ă  plus de 10 m de profondeur pour prendre des poissons avec de trĂšs lourdes cuillĂšres Ă  dandiner du genre Buzz Bomb, ou avec des imitations de lançons (une des espĂšces principales de poissons-fourrage dont se nourrissent les ombles arctiques) nommĂ©es Spinnow.

 

Parfois, c’est par marĂ©e montante en milieu d’aprĂšs-midi que le banc de brouillard se reformait, poussĂ© par le mouvement ascendant de la mer. Ce phĂ©nomĂšne, s’ajoutant au soleil radieux qui tentait tant bien que mal de percer l’épaisse couche d’humiditĂ© qui nous entourait, crĂ©ait un paysage tout Ă  fait unique.

 

À la poursuite des oiseaux

 

Lors de notre derniĂšre journĂ©e de pĂȘche Ă  Inukshuk Lodge, nous avons su dĂšs le rĂ©veil qu’elle serait belle et propice pour une aventure Ă  plus grande distance. AprĂšs un autre excellent dĂ©jeuner, nous avons carrĂ©ment bondi dans les chaloupes et sommes partis vers l’üle aux Oiseaux. Comme les quatre embarcations s’agglutinaient autour de l’üle, je proposai Ă  notre guide AndrĂ© d’essayer les alentours d’une autre Ăźle qu’on voyait un peu au large d’oĂč nous Ă©tions. Il acquiesça et, une fois sur place, nous constatĂąmes qu’un grand nombre d’oiseaux y avaient Ă©tabli domicile pour l’étĂ©.

 

AndrĂ© nous proposa de tenter notre chance en pĂȘchant Ă  la dĂ©rive, en partant Ă  environ 500 m de la berge et en s’approchant tranquillement sous l’effet des courants marins. AprĂšs quelques minutes de pĂȘche, je lançai un Spinnow en direction de l’üle et capturai aussitĂŽt une petite morue. Au second lancer, j’obtins un autre poisson, mais plus gros. Mon sourire se teinta d’incrĂ©dulitĂ© en le voyant dans l’épuisette : un bel omble chevalier lĂ©gĂšrement plus petit que celui du «king»!

 

À ce moment, AndrĂ© nous expliqua que nous venions de trouver un Ă©lĂ©ment qu’il avait cherchĂ© toute la semaine. Les bandes d’oiseaux occupant l’üle ne l’avaient pas choisie pour la beautĂ© de son paysage, mais bien pour les lançons qui frĂ©quentaient les parages et dont ils sont friands. Notre guide nous raconta que les nations autochtones du Nord connaissaient ce vieux truc qui consiste Ă  observer les bandes d’oiseaux et Ă  les suivre lorsqu’elles partent se nourrir en mer. Les sternes arctiques, toujours gracieuses en vol, sont trĂšs douĂ©es pour localiser les bancs de lançons. Qui dit proies, dit prĂ©dateurs, et les ombles chevaliers n’hĂ©sitent pas Ă  s’en prendre Ă  de grandes concentrations de nourriture avec fĂ©rocitĂ©.

 

AprĂšs nos sandwichs du midi, les guides ont choisi de nous mener encore plus loin dans le secteur connu sous le nom des Trois Îles. Cet endroit se trouvait Ă  plus de 30 km du camp, et Ă  bord des embarcations nous avions tous l’air de girouettes en nous tournant dans tous les sens pour repĂ©rer des sternes en chasse. Entre-temps, la pĂȘche Ă©tait bonne et Daniel et moi prenions rĂ©guliĂšrement de belles truites de mer et quelques ombles arctiques de taille modeste. MalgrĂ© leur petitesse, ces poissons livrent tout un combat!

 

Au bout de quelques heures, le radio s’anima et un autre guide annonça que ses clients venaient de rĂ©ussir deux doublĂ©s d'affilĂ©e dans un banc d’ombles chevaliers agressifs. Nous nous approchĂąmes rapidement et, tel qu’AndrĂ© nous l’avait dĂ©crit, une douzaine de sternes plongeaient Ă  rĂ©pĂ©tition pour ressortir de l’eau avec un petit poisson dans le bec. Il y avait un fort courant oĂč l’action se passait, et j’optai pour une mouche artificielle bleutĂ©e Ă  l’image d’un petit poisson que j’attachai au bout d’une soie calante montĂ©e sur mon ensemble de pĂȘche Ă  la mouche.

 

AprĂšs seulement 20 minutes de pĂȘche Ă  la traĂźne, un gros omble chevalier frisant les 4,5 kg prit ma mouche avant d’effectuer un sprint qui fit crier le frein de mon moulinet durant de longues secondes. Le poisson Ă©tait bien piquĂ© dans le coin de la gueule, je disposais d’une grande quantitĂ© de ligne de rĂ©serve et nous Ă©tions loin de la rive, alors je n’avais qu’à prendre mon temps et Ă  bien contrĂŽler ma prise. AprĂšs plusieurs minutes, je parvins Ă  le rapprocher d’AndrĂ© qui attendait patiemment, Ă©puisette en main. Un combat mĂ©morable!

 

Cependant, ma capture marqua la fin de la pĂ©riode d’activitĂ© des poissons du secteur. Comme les conditions s’annonçaient menaçantes, d’un commun accord les guides jugĂšrent plus prudent de se rapprocher graduellement du campement.

 

Daniel continua Ă  prendre quelques autres truites de mer et ferma le bal avec un omble chevalier moyen qu’il remit Ă  l’eau de belle façon. «Nous en avons pris en masse aujourd’hui et la pĂȘche a Ă©tĂ© bonne. Il n’est pas piquĂ© mortellement, alors remettons-le Ă  l’eau», lança-t-il Ă  AndrĂ© en apercevant sa capture dans l’épuisette. AprĂšs la graciation du magnifique poisson, lors du retour au campement, toute une ribambelle d’énormes icebergs a dĂ©filĂ© au loin, comme pour saluer une derniĂšre fois notre passage dans la baie d’Ungava.

 

 

Saviez-vous que?

 

La baie d’Ungava couvre une superficie d’environ 33 000 kmÂČ, avec une largeur moyenne de 180 km et plus de 265 km Ă  son embouchure. Elle fait partie de l’ocĂ©an Arctique et n’est pas considĂ©rĂ©e comme profonde. Elle atteint tout de mĂȘme plus de 300 m de profondeur prĂšs de sa jonction avec l’Atlantique.

 

Elle comprend un grand nombre d’üles. La plus grande, situĂ©e dans la partie nord de la baie, se nomme l’üle Akpatok et serait le refuge de nombreux animaux tels que les ours polaires. Les plus hautes marĂ©es de l’Ungava se trouvent dans l’embouchure de la riviĂšre aux Feuilles, oĂč elles atteignent plus de 17 m. Parmi les nombreuses riviĂšres qui s’y jettent, certaines sont trĂšs cĂ©lĂšbres pour la qualitĂ© de leur pĂȘche sportive, notamment la George, la Koksoak (fusion des riviĂšres Caniapiscau et MĂ©lĂšzes), Ă  la Baleine, aux Feuilles et Arnaud (qui comprend les eaux de la riviĂšre Payne).

 

 

 

FICHE TECHNIQUE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

INUKSHUK LODGE

149, St-Jean-Baptiste

Oka, Québec

Canada J0N 1E0

TĂ©lĂ©phone :     1 888 434-8906 (sans frais)

                        450 434-8906

TĂ©lĂ©copieur :   1 877 434-2497 (sans frais)

450 434-2497

Courriel : info@campcooper.com

Site Web : www.inukshuklodge.com

 

 

 

Pour visionner le complément vidéo relatif à cet article, cliquer sur l'image ci-dessous

 

 

Commentaires