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La population d'oie blanche hors de controle?
La population d'oie blanche hors de contrĂŽle?
07/12/2009 | Par Louis Turbide

Les biologistes semblent a­voir perdu le contrĂŽle de la population d'oies blanches. Leur population est Ă©valuĂ©e Ă  environ 1,4 million d'oiseaux, un record inĂ©galĂ© qui dĂ©passe du double le nombre idĂ©al.

Ça fait 10 ans que les scientifiques s'inquiĂ©tent de la progression de la grande oie des neiges au QuĂ©bec. Quand la population tournait autour de 800 000 individus, ils insistaient dĂ©jĂ  sur l'importance de freiner sa croissance. La mise en place de mesures de contrĂŽle, allant de l'effarouchement Ă  la chasse printaniĂšre en passant par une augmentation de la limite des prises quotidiennes, a eu des effets concrets, mais temporaires.

Ce serait les conditions exceptionnelles enregistrées dans l'Arctique, au printemps 2008 et en 2009 qui auraient permis à davantage de jeunes de survivre. La population est donc passée de 947 000 l'an passé à approximativement 1 428 000, un bond de plus de 40 %.

 

Dommages possibles

Les grandes oies causent des dommages Ă  l'environnement. Les craintes sont vives pour l'Ă©cosystĂšme de l'Arctique, oĂč a lieu la reproduction, mais aussi pour les marais du fleuve Saint-Laurent, oĂč les oies se nourrissent de scirpes, des hautes herbes.

Les oiseaux font Ă©galement des ravages dans les champs agricoles quand ils sont en migration. La FinanciĂšre agricole du QuĂ©bec compense Ă  80 % les dommages causĂ©s aux cultures. De 2005 Ă  2009, le nombre de rĂ©clamations est passĂ© de 477 Ă  708 et le montant des indemnitĂ©s versĂ©es de 582 000 $ Ă  plus de 1 million $.  

 

Mesures de contrĂŽle Ă  repenser

Chose certaine, plusieurs mesures de contrĂŽle ne donnent plus les rĂ©sultats escomptĂ©s. La chasse printaniĂšre, par exemple, est beaucoup moins populaire et fructueuse qu'Ă  ses dĂ©buts en 1999. Les captures sont passĂ©es de 100 000, pour les meilleures annĂ©es, Ă  27 000, ce printemps. L'effarouchement est aussi plus difficile Ă  organiser, car les oiseaux se sont adaptĂ©s. Ils restent moins longtemps Ă  la mĂȘme place et se promĂšnent en plus petits groupes. Ils ont mĂȘme modifiĂ© leurs routes, dĂ©laissant un peu Cap-Tourmente, Baie-du-Febvre et le Bas-Saint-Laurent pour le sud du QuĂ©bec et le Saguenay-Lac-Saint-Jean.

 

De l’aide de nos voisins

Les scientifiques comptent maintenant sur l'instauration de la chasse printaniĂšre dans une demi-douzaine d'États du nord-est des États-Unis pour stabiliser la population des grandes oies des neiges. Nos voisins ont tardĂ© Ă  l'adopter, car il ne s'agit pas d'une chasse traditionnelle lĂ -bas. Mais ici au QuĂ©bec,  ne serait-il pas le temps d’assouplir encore plus la lĂ©gislation relative Ă  la chasse Ă  l’oie blanche ? Devrait-on permettre d’insĂ©rer plus de 3 cartouches dans notre fusil? Les limites de prises devraient-elles ĂȘtre augmentĂ©es ? Devrait-on revoir Ă  la baisse le nombre de refuges d’oies ? Vu que les chasseurs ne semblent pas ĂȘtre un outil assez significatif pour abaisser un nombre d’oies si Ă©levĂ©, ne devrait-on pas envisager d’autres solutions rapidement au lieu de penser que ce sont les autres qui vont redresser cette situation alarmante? Un dossier Ă  suivre


 

 

Commentaires
Real Mongeau | 07/07/2010
Pour vous aider à résoudre un problÚme de surplu de l'abondance des oies et de leur changement de corridor que les oies effectue depuis que la chasse pri ntaniÚre est ouverte sur les terres agricole ont forcé une nouvelle air de déplacement pour évité le dérangement de ce nourrir sur les terres presque plus approchable en changeant aussi le rÚglement d'avoir le droit de chasser sur les étendus d'eau comme la sauvagine mais avec une chasse printaniÚre aux oies apportera peut-ëtre un peut de chance de récupéré un surplus d'oie.