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La tularémie : une maladie qu'on peut éviter
La tularémie : une maladie qu'on peut éviter
25/11/2010 | Par . MinistĂšre du DĂ©veloppement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs

 Qu’est-ce que la tularĂ©mie?

 

Il s’agit d’une maladie infectieuse causĂ©e par la bactĂ©rie Francisella tularensis. Elle peut toucher de nombreux mammifĂšres, mais la maladie s’observe surtout chez les liĂšvres, les castors, les rats musquĂ©s et d’autres petits rongeurs. On trouve Ă©galement la bactĂ©rie chez des invertĂ©brĂ©s, principalement chez les tiques. Celles-ci contaminent souvent les liĂšvres qui, par la suite, meurent rapidement. Les humains peuvent aussi contracter la maladie, notamment aprĂšs avoir manipulĂ© un liĂšvre infectĂ©.

 

 Comment la reconnaĂźtre chez l'animal?

 

GĂ©nĂ©ralement, les animaux atteints de tularĂ©mie prĂ©sentent un comportement anormal. Par exemple, les liĂšvres sont amorphes, se roulent en boule avec le poil hĂ©rissĂ© et se laissent approcher facilement en raison d’un Ă©tat de faiblesse marquĂ©. Le trappeur ou le chasseur remarquera que les animaux peuvent mĂȘme avoir des plaies et les ganglions enflĂ©s (bosses). FrĂ©quemment, l’éviscĂ©ration de l’animal capturĂ© rĂ©vĂšle que les organes, le foie et la rate, entre autres, sont plus volumineux et montrent une multitude de petits points blanchĂątres de dimensions variables.

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo : Dr Claude Hébert, MAPAQ

 La multitude de petits points blancs de dimensions variables, comme on le voit sur ce foie de castor, permet de reconnaĂźtre un animal atteint de tularĂ©mie.

 

Qui risque d’ĂȘtre infectĂ©?

 

Les chasseurs, les piĂ©geurs et les personnes qui prĂ©parent le petit gibier pour le consommer sont les personnes qui courent les plus grands risques. Cependant, toute personne qui manipule, touche ou caresse un animal malade ou sa fourrure peut s’infecter. De mĂȘme, une personne qui se fait piquer par une tique peut contracter la tularĂ©mie. Les animaux domestiques tels que le chat, le chien, le mouton, le porc ou le cheval sont aussi susceptibles de contracter cette maladie.

 

Comment la maladie se transmet-elle?

 

La tularĂ©mie se transmet Ă  l’humain Ă  la suite d’un contact direct (toucher) avec un animal infectĂ©, plus facilement si les mains de la personne comportent de petites plaies. La contamination peut Ă©galement se produire lorsqu’une personne inhale, ingĂšre ou reçoit dans les yeux des poussiĂšres ou des gouttelettes contaminĂ©es. Plus rarement, la transmission survient Ă  cause de la consommation d’eau contaminĂ©e, de viande de gibier contaminĂ©e et insuffisamment cuite ou, encore, en raison d’une piqĂ»re de tique. La tularĂ©mie ne se transmet habituellement pas d’une personne Ă  une autre.

 

Comment prévenir la maladie?

 

Évitez tout contact avec un animal qui semble malade.

Portez des gants imperméables (caoutchouc, plastique vinylique ou latex) pour manipuler des animaux.

Portez un tablier, un masque et des lunettes pour vous donner une meilleure protection au cours des Ă©tapes de la prĂ©paration de l’animal.

Humectez la fourrure avant d’éviscĂ©rer l’animal de façon Ă  diminuer la quantitĂ© de poussiĂšre ou de poils fins en suspension dans l’air.

Évitez de manipuler la carcasse d’un liĂšvre, d’un rat musquĂ© ou d’un castor qui prĂ©sente des petits points blanchĂątres sur les organes.

AprÚs toute manipulation, lavez-vous immédiatement les mains et les bras en les savonnant bien.

Enfin, lavez minutieusement le matĂ©riel ayant servi aux manipulations, incluant les gants et le tablier, et dĂ©sinfectez-le avec une solution d’eau de Javel (un volume d’eau de Javel pour neuf volumes d’eau) pendant dix minutes, puis rincez le matĂ©riel et assĂ©chez-le avant de le remiser.

À l’intention des randonneurs, des campeurs, des rĂ©sidents de chalets et des travailleurs en forĂȘt :

 

Évitez de toucher tout animal sauvage mort ou malade, y compris un liĂšvre ou un petit rongeur. Avertissez vos enfants : « Regardez de loin et ne touchez pas ! ».

ProtĂ©gez-vous contre les piqĂ»res de tiques en utilisant un produit rĂ©pulsif contenant du DEET (suivre les recommandations du fabricant) et portez un chapeau et des vĂȘtements longs et clairs au cours de vos randonnĂ©es dans la forĂȘt.

AprĂšs une activitĂ© en forĂȘt, examinez minutieusement votre corps, celui des enfants et celui des animaux domestiques. Si vous voyez des tiques, enlevez-les dĂ©licatement Ă  l’aide d’une pincette dont le bout est pointu ou effilĂ© ou utilisez des pinces spĂ©cialement conçues Ă  cet effet. Il est important d’agripper la tique le plus prĂšs possible de la peau. Il est important d’évier d’écraser la tique.

En forĂȘt, pour vos besoins domestiques, n’utilisez que de l’eau embouteillĂ©e ou bouillie pendant cinq minutes.

Faites bien cuire la viande de gibier (sans couleur rosĂ©e) : une cuisson adĂ©quate dĂ©truit la bactĂ©rie Ă  l’origine de la tularĂ©mie.

Évitez que votre animal domestique entre en contact avec la carcasse d’un animal sauvage. Ne nourrissez pas les animaux domestiques avec la viande ou les abats d’un animal sauvage.

Quels sont les symptîmes chez l’humain?

Le plus souvent, les symptĂŽmes gĂ©nĂ©raux de la maladie apparaissent abruptement de 3 Ă  5 jours (parfois jusqu’à 14 jours) aprĂšs l’exposition Ă  la bactĂ©rie : fiĂšvre, frissons, douleurs musculaires diffuses, fatigue et maux de tĂȘte. Les symptĂŽmes de la tularĂ©mie varient selon la porte d’entrĂ©e de la bactĂ©rie.

 

Lorsque la bactérie pénÚtre par la peau, la tularémie se révÚle habituellement par un ou des ulcÚres cutanés et des ganglions enflés (aisselle, aine ou cou) localisés selon la partie du corps touchée.

Par ingestion, elle se manifeste souvent par une inflammation de la gorge, des douleurs abdominales, des vomissements et de la diarrhée.

Par inhalation, des symptĂŽmes de pneumonie sont souvent les premiers signes observĂ©s. La pneumonie peut aussi ĂȘtre une complication d’autres formes de tularĂ©mie.

Les infections de nature digestive ou pulmonaire sont graves et, dans certains cas, des complications peuvent entraĂźner la mort.

Si, dans les jours qui suivent une piqĂ»re de tique ou un contact avec un liĂšvre ou avec un autre animal sauvage, vous prĂ©sentez des symptĂŽmes, vous devez consulter un mĂ©decin et mentionner cet Ă©vĂ©nement. Pour traiter la maladie, l’administration prĂ©coce d’un antibiotique est gĂ©nĂ©ralement recommandĂ©e.

 

Pour toute question relativement à la santé humaine, Communiquez avec le service téléphonique Info-Santé en composant 811.

 

 

 

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