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L’assouplissement des restrictions de chasse ne réduit pas les populations d'oies des neiges
L’assouplissement des restrictions de chasse ne réduit pas les populations d'oies des neiges
09/09/2010 | Par webmaster

Une récente étude semble indiquer que les efforts de toute une décennie visant à réduire la population de la Petite oie des neiges au centre du continent n’ont pas donné les résultats voulus.

 

À partir de 1999, les chasseurs ont obtenu la possibilité sans précédent de chasser les différentes populations d’oies blanches (oies de Ross, petite oie des neiges et grande oie des neiges) dans certaines parties du Canada et des États-Unis, en raison des dommages qu’ils causaient aux écosystèmes terrestres et des marais salés dans le centre et l’est des régions arctiques et subarctiques canadiennes de la baie d’Hudson.

 

D’après les auteurs de l’étude, malgré les possibilités de chasse étendues (y compris les prises au printemps), l’utilisation de matériel qui était auparavant interdit et l’absence de limite dans les prises ou la possession quotidienne dans la majeure partie de l’Amérique du Nord, la population de petites oies des neiges du centre du continent n’a cessé de croître durant ces mesures de conservation, quoique à un taux moins important.

 

Au cours des dix ans qui ont précédé, les gestionnaires de la sauvagine avaient progressivement libéralisé les règles de chasse en raison de l’augmentation rapide des populations d’oies blanches; toutefois, en raison de la préoccupation croissante pour les écosystèmes de l’Arctique, l’Initiative de gestion des oies de l’Arctique recommandait en 1997 que les prises annuelles des oies blanches au centre du continent augmentent du triple pour un objectif de 2,2 millions d’oiseaux. Les règlements ont été ajustés pour permettre cette augmentation des prises.

 

Immédiatement après ces mesures spéciales, les prises annuelles des populations du centre du continent ont atteint un sommet, à un million d’oies, à deux reprises seulement. Compte tenu de cette brève période, ces chiffres n’ont pas suffi à avoir une incidence sur la survie globale de l’oie des neiges et sur la taille de la population de la région du centre du continent. Une autre étude sur l’abondance de grandes oies des neiges qui séjournent le long du fleuve Saint-Laurent au printemps et à l’automne semble indiquer qu’initialement, l’augmentation des prises a réussi à réduire les niveaux de populations, mais que la croissance de celles-ci a repris après une baisse des efforts et de succès de la chasse.

 

La réduction du nombre de chasseurs qui ont participé aux prises du printemps a contribué à une diminution des prises de petites oies des neiges, et les prises n’ont pas suffi à stopper l’augmentation de la population. Les chercheurs semblent également indiquer que les oiseaux peuvent être devenus prudents et ont adapté leurs comportements pour éviter d’être vulnérables.

 

La pression accrue de la chasse peut avoir réduit la capacité des oies à prendre du poids au printemps et à nidifier dans l’Arctique, réduisait par le fait même le nombre d’oisons produits par adulte. On ignore toutefois si c’est la pression de la chasse ou d’autres facteurs qui ont causé les déclins dans la production annuelle de petits, affirment les chercheurs

 

Les chercheurs soulignent qu’historiquement, le taux de croissance des oies a augmenté en raison de leur capacité à survivre, alimentée par la production agricole sur les sols d’hivernage ainsi que les itinéraires de migration.

 

Afin de réduire les populations d’oies et de protéger les écosystèmes fragiles de l’Arctique, les auteurs proposent aux gestionnaires d’oies plusieurs options.

 

Premièrement, les mesures actuelles pourraient demeurer en vigueur et être considérées comme une série d’outils disponibles pour tenter de réduire le nombre d’oies à long terme. Deuxièmement, là où cela n’a pas été fait, les restrictions de chasse à l’oie blanche au Canada pourraient être assouplies, comme elles l’ont été aux États-Unis. En particulier, les prises d’oies de Ross au printemps, actuellement interdites au Canada, pourraient être autorisées, car cette population continue d’augmenter encore plus rapidement que celle de l’oie des neiges. Troisièmement, le contrôle direct des oies et des œufs au besoin. Enfin, le recrutement actif de chasseurs d’oies des neiges et d’oies de Ross peut être accru par l’octroi de permis de chasse ou la légalisation du commerce des oies blanches chassées.

 

Les chercheurs semblent indiquer que l’abondance d’oies des neiges au centre du continent a probablement été sous-estimée dans le passé et peut avoir contribué à une confiance excessive dans la capacité présumée de le pression de la chasse pour réduire le taux de survie et entraîner un déclin des populations. Ils mentionnent plusieurs moyens de recherche additionnels qui aideraient à mieux comprendre les interactions entre les habitats des oies, dont l’inventaire des habitats convenables pour les oies par la télédétection. Ils recommandent fortement le baguage continu des oies dans l’Arctique afin de conserver la capacité de surveiller la survie, la répartition et l’abondance sur le continent.

 

Environnement Canada

Personne-ressource : Ray Alisauskas

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