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Appeaux électroniques légalisés : Pour ou contre cette décision ?
Appeaux électroniques légalisés : Pour ou contre cette décision ?
03/06/2010 | Par Louis Turbide

Dès la saison 2010, l’utilisation des appeaux électroniques sera permise au Québec pour la chasse de presque tous les gibiers. Cette libéralisation réglementaire marque-t-elle la fin d'une époque?

19 septembre 2009. Je débute une séance d’appels pour tenter de faire venir un orignal mâle à portée de tir de mon partenaire de chasse. Nous sommes chanceux, car les conditions climatiques du moment sont idéales et l’appel porte très loin. Gonflé à bloc, je produis alors mes appels de femelle en chaleur. Presque instantanément, un craquement provenant du faîte de la montagne vient me confirmer qu’un orignal a entendu mes appels. Je ressens la hausse d’adrénaline qui accompagne toujours ces moments magiques.


Je continue donc à imiter une femelle en chaleur qui veut vraiment qu’un mâle vienne à sa rencontre. Le mâle répond alors de façon convaincante. L’excitation est à son comble, car le dialogue entre le chasseur et la bête est amorcé. Mon partenaire, qui est à une trentaine de mètres de moi, a lui aussi entendu la réponse du mâle et nous gardons un contact visuel pour pouvoir ajuster notre stratégie.
Soudainement, je me rends compte qu’une femelle accompagne ce mâle et qu’elle ne semble pas vouloir le laisser partir aussi facilement. C’est le défi ultime du chasseur d’orignal, convaincre un mâle de laisser la femelle déjà à ses côtés pour venir vers lui. J’écoute attentivement comment la femelle tente de garder son mâle et j’adapte mes lamentations en conséquence pour être encore plus convaincant qu’elle. Ma stratégie est fort simple, je dois émettre des cris plus longs et plus persuasifs que les siens, et ce à chaque occasion. Facile à dire, mais difficile à réaliser sans fausses notes. Toutefois, quel défi et quelle montée d’adrénaline incroyable!


À chaque appel, qui n’est séparé que de quelques secondes du suivant, je tremble de tout mon corps tellement je fais varier mes tonalités pour être le plus crédible possible. Après une vingtaine de minutes, je me rends compte que le mâle ne sait plus où donner de la tête. Lorsque je lance mes appels, il fait quelques pas en ma direction, mais sa femelle le rappelle immédiatement et il repart vers elle.
Je sais que ce ne sera pas facile mais je n’abandonne pas, et puis soudainement il fait son choix et je suis l’heureux élu. Il décide de descendre la montagne d’un pas décidé, à la plus grande joie de mon partenaire qui n’en revient tout simplement pas. Quelques instants plus tard, l’animal est parfaitement positionné pour le chasseur qui n’a qu’à décocher sa flèche sur un orignal rendu à peine à 10 m de lui. Mission accomplie!


Je me permets de vous relater ce petit récit pour vous expliquer, par le biais des émotions ressenties, mon point de vue bien personnel sur ce qu’est pour moi la chasse de l’orignal à l’appel. Lorsque j’étais âgé d'à peine 8 ans, j’avais accompagné mon père à la chasse à l’orignal et je fus émerveillé de le voir faire tout son rituel pour convaincre un mâle de venir à sa rencontre. Pour moi, cela avait un côté magique…


Je m’étais alors dit que moi aussi, un jour, je chasserais l’orignal de cette façon et que je réussirais à dialoguer avec ce cervidé exceptionnel. Je suis convaincu que je n’aurais pas été si marqué positivement si j’avais vu mon père utiliser un appeau électronique pour tenter de récolter un orignal en imitant artificiellement tous les bruits que cet animal peut produire. Ça aurait sonné faux dans ma tête d’enfant… Mais comme disent certains, autres temps, autres mœurs.


Une décision qui va faire jaser
La décision de légaliser l'emploi d'appeaux électroniques, récemment adoptée dans le domaine de la chasse au Québec, est assez surprenante. On pourra dorénavant tenter d’attirer à soi pratiquement tous les types de gibiers comme l’orignal, le chevreuil, le dindon sauvage, l’ours, et j’en passe. En fait, ce type d’engin ne demeurera interdit que pour les oiseaux migrateurs comme les différents canards barboteurs et plongeurs, ainsi que pour la bernache du Canada. Cette légalisation va faire jaser énormément, j’en suis convaincu.


Je vais donc vous exposer le plus objectivement possible les points positifs et négatifs concernant l’utilisation de cette technologie. Mais tout d’abord, il est important de savoir que cette modification législative a été adoptée à la suite d’une demande de la Fédération des chasseurs et pêcheurs du Québec (FédéCP). Cela suppose que la majorité des membres de la Fédération sont en faveur de cette mesure. Toutefois, même si le processus démocratique a été respecté, il n’en demeure pas moins que dans ce dossier plusieurs membres et non-membres de la Fédération ne sont pas d’accord avec l’application de ce nouveau règlement. 


L'opinion de la FédéCP
Voici tout d’abord l’opinion des gens favorables à ce changement chez les responsables de la FédéCP. Selon la Fédération, une telle mesure favorisera énormément la relève. Nous sommes depuis longtemps à l’ère de l’électronique, et la chasse se devait de suivre cette vague si nous voulons recruter plus de jeunes chasseurs. 


Selon la Fédération, ces appareils ne révolutionneront pas la chasse mais contribueront à agrémenter l’expérience, argument important dans l’optique de maintenir, voire accroître l’intérêt pour la chasse au Québec. De cette façon, les amateurs de gadgets ainsi  que les chasseurs ayant moins d’habileté pour l’appel seront heureux de pouvoir compter sur un tel équipement.


Suscitant de plus en plus l’intérêt des adeptes de prélèvement faunique, ce type d’appareil représentera simplement un autre accessoire de plus pour le chasseur, au même titre que l’appareil de surveillance, le GPS, etc.


Enfin, la Fédération ne pense pas que cela entraînera un prélèvement supérieur de gibier, et de toute façon des plans de gestion sont en place pour protéger adéquatement les cheptels.


L’envers de la médaille
Lorsqu’on lit les raisons évoquées et ayant mené à l’adoption de cet nouvelle règle, on peut être en accord avec cette décision et se dire pourquoi pas. La majorité des raisons émises apparaissent fort louables, surtout celle soulignant que les chasseurs ayant moins d’habileté pour l’appel profiteront sans doute de ce nouvel accessoire.


Aux raisons déjà mentionnées, on aurait pu rajouter que certains chasseurs plus âgés pourront probablement continuer plus longtemps à chasser grâce à la légalisation de ce type d’équipement. De plus, le chasseur gêné par une vilaine grippe l’empêchant de «câller» correctement pourra sauver sa saison avec ce type d’appareil.


Cependant, je me demande si toutes les répercussions potentielles d’une telle décision ont été bien évaluées. Ainsi, lorsqu’on affirme que ces appareils contribueront à agrémenter la pratique de la chasse, je ne peux que m’interroger à nouveau. Lorsqu’un chasseur réussit à dialoguer avec un orignal mâle jusqu’à ce qu’il soit capable de le récolter, le degré de satisfaction et de fierté est tel qu’il devient un adepte de cette chasse pour la vie. Est-ce que ce sera vraiment la même chose lorsqu’un jeune chasseur réussira à récolter un orignal avec un appeau électronique comme moyen de communication?

 


À la chasse à l’orignal, la notion d’équipe est solidement ancrée et les chasseurs conjuguent souvent leurs efforts pour récolter un mâle à l’appel. La satisfaction qui en découle est exceptionnelle. Malheureusement, à la longue, la légalisation des appeaux électroniques risque de produire une génération de chasseurs d’orignal individualistes. (À droite de cette photo figure l'auteur de cet article en compagnie de Réjean Thibert, son partenaire de chasse)

 

Certes, il sera heureux de son expérience, mais comme avec tout bon jeu vidéo, lorsqu’il n’aura plus de défi à relever, ne risque-t-il pas de se lasser et de passer à autre chose? De plus, quel sera le sentiment de fierté de ce jeune chasseur? Sera-t-il le même que s’il avait déjoué son adversaire en pratiquant l’appel lui-même? Imaginez un instant un chasseur racontant comment il a procédé pour faire venir un orignal mâle à lui : «J’ai appuyé 17 fois sur le bouton correspondant à l’appel de la femelle en chaleur et le tour était joué…»


Par ailleurs, il ne faut pas se leurrer, certains chasseurs utilisaient déjà un appeau électronique pour la chasse à l’orignal, même si c’était illégal. Avez-vous déjà été confronté à une telle situation? Moi oui, et je peux vous dire que si l’expérience de chasse de cet adepte s'en trouvait «agrémentée», la mienne était grandement diminuée! Entendre le même son sans aucune variante du matin au soir, c’est assez énervant, je vous en passe un papier. Imaginez maintenant cette situation à chaque kilomètre dans un territoire…


Cette situation soulève les questions suivante s : en 2010, sommes-nous devenus des adeptes de prélèvement faunique ou sommes-nous encore des chasseurs dans l’âme? N'oublie-t-on pas les bases mêmes de la chasse sportive en légalisant l'utilisation de tels instruments? Qu’est ce qui fait tant vibrer les chasseurs? Pourquoi la chasse à l’orignal est-elle si populaire au Québec? Risque-t-on de changer à jamais, notamment, l’image positive et noble de la chasse à l’orignal au Québec? Qu’est-ce qui incite réellement un jeune à s’intéresser à la chasse? Est-ce que la légalisation des appeaux électroniques peut nuire plus que bénéficier au domaine de la chasse à moyen et long terme? Ne s'agit-il pas là de questions qui auraient mérité une réflexion en profondeur?


Un gadget de plus…
Les responsables du dossier mentionnent que les appeaux électroniques ne sont que d’autres gadgets que pourront se procurer les chasseurs, et que cela ne révolutionnera pas la chasse. Mais en autorisant les appeaux électroniques d’aujourd’hui, n’ouvrons-nous pas la porte à une escalade de nouveaux produits de plus en plus performants? Il est très probable que certains guides de chasse n’hésiteront pas à commercialiser leurs propres appeaux électroniques, ce qui améliorera la qualité des produits disponibles.


Également, nous sommes sûrement sur le point de voir apparaître les premiers appelants capables d’émettre des sons réalistes, en plus de bouger… Quel réalisme pour un animal comme l’orignal, qui a peine à voir correctement devant lui. On imagine déjà le chasseur du haut de sa plate-forme, jouant de la manette pour faire dialoguer son appelant avec un orignal… Est-ce vraiment de la chasse?
De plus, peut-on vraiment comparer la venue des appareils de surveillance et des GPS avec celle des appeaux électroniques? À ce que je sache, aucun de ces appareils électroniques ne permet d’attirer un gibier à soi en communiquant avec lui.


Ne risque-t-on pas aussi de nuire sérieusement au concept d’équipe si prisé des chasseurs d’orignaux? Avec la possibilité de mettre un appeau électronique à par exemple 50 m de soi, puis de l’activer avec une télécommande, il ne sera plus nécessaire d’élaborer des stratégies à deux pour réussir à faire sortir un vieux mâle rusé. Ceux qui ont vécu pareilles émotions savent ce dont je parle. Je vous dirais même que si la chasse à l’orignal est aussi populaire, c’est à cause de cette notion d’équipe qu’on ne retrouve pas à la chasse au chevreuil, qui est davantage une activité solitaire. 


Ce concept d’équipe est aussi prisé par la jeune relève, car à leur âge faire partie d’un groupe est très important. Mais si le concept est dilué en n’étant présent que pour l’avant et l’après-chasse et qu’il n’existe plus lors de l’activité de chasse elle-même, je crois qu’on fait fausse route avec la relève. Pour attraper la piqûre de la chasse, cette relève n’a-t-elle pas besoin qu’un mentor qui partage sa passion avec elle dans le feu de l’action? Arrive-t-on au même résultat en lui donnant un gadget pour le remplacer à ses côtés?


Les autres gibiers
Jusqu’ici, j’ai principalement fait allusion à la chasse de l’orignal, car c’est celle qui risque le plus d'être chambardée par cette nouvelle légalisation. Dans le cas de la chasse au chevreuil, l’effet ne sera probablement pas aussi important, car le côté dialogue entre la bête et le chasseur est beaucoup moins présent. Ce phénomène est encore plus vrai au Québec, vu le déséquilibre du ratio mâles/femelles.


Du côté du dindon sauvage, je suis très surpris que les appeaux électroniques soient permis. Pourquoi? Parce que c’est une chasse qu'il est agréable de découvrir en équipe de deux ou même trois chasseurs. D’ailleurs, tous les chasseurs ayant goûté à la chasse au dindon sauvage ont trouvé des similitudes avec la chasse à l’orignal (concept de chasse en équipe, dialogue avec le gibier) et sont tombés sous le charme.


Ainsi, non seulement risque-t-on de rompre cette dynamique, mais on devrait aussi se demander s’il n’est pas un peu prématuré de doter les chasseurs d’un tel atout face à un gibier nouvellement chassé au Québec. Selon moi, il s’agit du gibier qui peut souffrir le plus de cette nouvelle mesure, car les sons des appeaux électroniques de dindon sur le marché sont déjà très réalistes et la tâche du chasseur sera grandement facilitée avec ce type d’appareil.


Bien que très peu de provinces ou d’États permettent l’utilisation des appeaux électroniques à la chasse au dindon sauvage, le Québec a décidé d’aller de l’avant. L’avenir nous dira si cette décision s’avère judicieuse.

Pourquoi le Ministère est-il allé de l’avant avec ce projet?

Depuis plusieurs années, les gestionnaires sont critiqués pour leur manque d’ouverture quant à la gestion du cerf de Virginie par exemple, et dans le dossier des appeaux électroniques ils vont de l’avant sans retenue. Mais qu’est ce qui peut bien inciter le Ministère à devenir si permissif soudainement?…
Premièrement, le Ministère tient à préciser que cette modification législative découle d'une demande de la Fédération québécoise des chasseurs et des pêcheurs. Cette demande a été analysée et acceptée par le Comité d'analyse réglementaire chasse pour les raisons suivantes :
 - les appeaux électroniques sont en vente libre dans tous les commerces spécialisés ;
- Le contrôle de l’interdiction de tels outils serait très difficile à appliquer ;
- Il est estimé que l'impact sur le cheptel, notamment des cervidés, sera faible.

Les aspects importants énumérés dans ce texte ne semblent donc pas avoir pesé fort dans la balance lors de cette prise de décision.

 
Conclusion
Enfin, lorsqu’on observe ce qui se passe chez nos voisins immédiats dans la gestion du dindon sauvage, on se rend compte que seul le Maine autorise l’utilisation des  appeaux électroniques pour sa chasse. En fait, le Québec est devenu du jour au lendemain la province la plus permissive en ce qui a trait aux appeaux électroniques. En plus de permettre la chasse au dindon sauvage avec cet accessoire avant même la majorité de ses voisins, le Québec est maintenant un des seuls territoires où la chasse à l’orignal n’est pas contingentée qui permettent l’emploi de ce type de leurre.


Devant tous ces faits, nous pouvons nous poser la question suivante : avons-nous commis une erreur avec la légalisation des appeaux électroniques ou sommes-nous tout simplement avant-gardistes? Qu’en pensez-vous?

Commentaires
Jean-Francois Fortin | 19/05/2010
Personnelement a première vu j'était totalement pour l'utilisation des appeaux electroniques ou enregistrement. En perspective ces outils me donnerais de super bon résultats dansmes quêtes. parcontre après réflexion, Je doit avouer que j'ai changer d'idée et que je milite dans l'autre camps puisque ce syst;eme est selon mon humble avis une sorte de triche. Dans la chasse sportive d'aujourd'hui, le plaisir doit passer avant le résultat et dans cette ordre d'idée étantdonné que la chasse doit être un art et demande de la pratique et de l'entrainement, je crois que l'utilisation des ces technologie est une mauvaise chose. Je crois que Nous devrion être fier de faire approcher une bête avec nos propre moyen, sans appâts ni aide electronique comme la chasse primaire. Le retour au vrai sport. Les sensation ne serais que meilleur et l'image de la chasse aussi. Aller bonne préparation.
yves paquin | 19/05/2010
Pour ma part, je suis contre cette pratique. Il me semble que la relève devrait être initié par ce que la chasse a toujours été, soit l'habileté du chasseur a faire venir son gibier à porté de tir. Il sortira de cette expérience plus grandi que de faire jouer des enregistrements. Par contre, vu que notre relève est très habile avec l'électronique, l'internet, etc. Le Québec devrait promouvoir l'enregistrement des gibiers via internet. Ce serait faire avançer la cause dans la protection des espèces. Combien de gibiers ne sont pas enregistrées parce que le chasseur doit effectuer des centaines de kilomètres pour se rendre à un endroits spécifique à cet effet, et on ne parle pas des heures d'ouverture. À domicile, sur internet, c'est si facile de complété un formulaire. On a qu'à pensé aux tirages au sort de la SÉPAQ. Protégeons nos traditions comme chasseurs mais par contre évoluons dans la bonne direction avec l'électronique.
Richard Lavoie | 19/05/2010
je suis completement pour
Jean-Francois Fortin | 19/05/2010
Je doit avouer que l'idée me semble très encourageante, par contre a ce compte nous pouvons dire adieux au controle puisqu'il seras facile de cachre des preuvent qui peuvent etre detecter par les station d'enregistrement. E complément je suggererais de rendre station d'enregistrement toutes les station de vente de permis et les magasin de chasse et peche, incluant les canadian tire et compagnie. Pour facilité l'acces et encourager les jeunes. Quitte a donner un coupon avec un numero de vérification, qui prouverais que la bête a été vérifier et que tout est en règle. On pourrais ainsi diminuer l'achalandage dans les station et créer un achalandage internet sur le site du mrnf par exemple ou tout serais en place pour promouvoir la chasse et la conservation. Je serais totalement d'accord avec ce genre de procédure et je crois que ce serais bénéfique!!!
ANDRE BEAULNE | 19/05/2010

Et voila que la Fédé frappe encore! Je suis très déçu que le Ministère ait accepté une telle sottise. Dites-donc, qui prend les décisions au MRNF ?

La loi de la paresse et du moindre effort. Messieurs, allez donc dans les fermes d'élevage, on pourra vous garantir votre trophée sans même qui vous ayez a câler...
Luc Tremblay | 19/05/2010
Personnellement, je crois qu'on reconnait le vrai chasseur à sa simplicité; à sa façon d'entrer dans la peau du personnage et devenir à son tour "un orignal".

Rien ne remplacera ma bouche et mes deux mains pour me manifester à la manière d'un orignal, à moins d'un accident, ceux-ci ne me feront pas défauts et vont faire le travail et si ma pile interne(coeur) tombe à plat, bien j'irai simplement chasser dans l'autre monde.

Pour ma part, je n'ai pas de problème à ce que les autres les utilises surtout mes voisins de chasse car ils vont pousser les buck dignent de mentions dans mon coin, pour se contenter de jeunes insouçiants.

En clair, j'utiliserai ces appareils seulement si je deviens muet.

Si vous pratiquez vos techniques d'appels, soyez assurés que vos chances que ça vous fassent défaut sont bien moins grandes qu'avec ces appareils électroniques à la noix.

Et vous en retirerez plus de fierté lorsque la bête sera à porter de tir.
Réal Laguë | 20/05/2010
Les techniques de chasse ont évoluées au fil des ans. Ne pensons qu'aux munitions plus performantes, à la précisions des armes utilisées et aux accessoires, tels: le téléscope ou le télémêtre pour exemple. Devons nous pour autant nous en tenir aux armes de nos ancètres ? Je crois que non, ces outils sont là pour aider le chasseur. Les appeaux électroniques sont déjà sur le marché depuis quelques années et leur vente était. Il serait donc surprenant que personne ne les aient utilisés. Il s'agit donc de légaliser ce qui me semblait une contradiction; la vente est permise mais l'utilisation non. Pour ce qui me concerne je ne les utiliserai pas, mais ça ne me dérangera pas que certains chasseurs les utilisent.
Richard Bélanger | 29/05/2010
Je veux bien croire que nous sommes rendu dans l'air de l'électronique mais quand on va à la chasse ce n'est pas justement pour ce soustraire à tout ce qui nous pollue notre environnement.Je sais bien que s'est difficile d'y échapper car nous nous faisons bombarder constament par toute sorte de plubicité consernant les gadgets électroniques.Pour ma part je n'ai pas de laisse électronique( téléphone cellulaire) pas de gps,la bonne veille boussole et le soleil et je je me sers de mes parties de mon corps pour chasser et pêcher.Je n'aurai aucune fièrté de récolté un gibier avec ces gadgets et surtout de racontrer ma chasse en disant que mon gibier est venu vers moi à chaque fois que je pesais sur le piton.Je suis déçu de la fédération en appuyant cette décision.Pour ce qui est de la relève pour la chasse à l'orignal la moyenne d'age est entre 40 et 60 ans et ce sont des gens qui sont bien établient et ont accumullé des vacances par leur ancienneté au travail.En général la chasse à l'orignal ne se fait pas pour une fds de 2 jours.Tout le monde sais combien peut couter une chasse à l'orignal de la préparation aller jusqu'au dépeçage du gibier quand on est chanceux et ce sans compter l'équipement et ça c'est la raison majeur pour la chasse à ce gibier.Alors donner moi une autre raison qu'avec l'utilisation de l'appeau électronique ça va aider la relève.
Gaston Doucet | 03/06/2010
On a commencé par les nourrir maintenent les calls electroniques et on va appelé ca de la chasse faite moi rire ,nos encetre vont se retournés dans leurs tombes
Frédéric Lapointe | 16/06/2010
Je suis un jeune chasseur dans la vingtaine et je suis très déçu de la décision sur les appeaux électroniques.

Cela ne peut qu’augmenter le taux de prélèvement, et le plan de gestion devra donc être plus sévère afin de compenser.

La chasse n’est pas toujours facile, on se lève tôt, il fait froid, il pleut… je peux facilement comprendre pourquoi les jeunes de mon âge ne s’intéresse pas à cela.
Mais moi j’adore!!!

Cependant, moi qui cherchais depuis des années à améliorer mon ‘’Call’’… c’est un peu frustrant de savoir que l’on peut utiliser des enregistrements de vrai orignaux.

Si nous avons de la vraie urine et de vrais enregistrements d’orignaux, c’est inévitable que le taux de succès sera amélioré au détriment de tout les vrais chasseurs.

Les guides ont un taux de succès incroyables puisqu’ils répliquent à merveille les orignaux. Il sera dorénavant facile de faire approcher les orignaux en émettant des sons très provocateurs.

Le travail d’un chasseur se résume donc à trouver un territoire disponible où il y a des orignaux.

Je ne comprends pas comment un enregistrement d’appeau électronique pourrait être moins réaliste qu’un vrai orignal et deviendra donc primordial de pratiquer cette technique d’appel afin de récolter plus efficacement des orignaux.

Je suis encore une fois déçu et bien triste de savoir que la décision ne sera pas renversée.

Tous les arguments qui ont été donnés pour expliquer la décision s’appliqueraient aux collets à pattes (facilite la chasse, difficile de contrôler son utilisation, ….)

Est-ce que l’on doit craindre que le ministère accepte l’utilisation du collet à patte si un groupe ose en faire la demande?
Claude Brown | 14/07/2010
La chasse est un sport, donc basée sur les habiletés du sportif(ve). Est-ce que l'on verra un jour des raquettes de tennis ou une perche de saut qui seront muni de gadget électronique qui augmentera la performance de son utilisateur. Je ne crois pas. Donc je suis totalement contre les appeaux électroniques. Avec un peu de pratique presque toutes les personnes sont capables de "caller" mais plusieurs se refuse à essayer par gêne ou autres. Comme dans tout sport il faut de la patience et de la persévérance pour y arriver.